Sur les cartes électorales, les deux Amériques n’ont jamais été aussi visibles, aussi distinctes. Le bloc bleu démocrate cohabite avec le rouge républicain.

Avant le vainqueur tapissait tout le pays de sa couleur.

Aujourd’hui les scrutins sont de plus en plus serrés et les swing states de moins en moins nombreux. La majorité des Etats votent démocrate ou républicain quels que soient leurs candidats. Plus personne n’imagine le Texas voter Démocrate, la dernière fois c'était en 1976 pour Jimmy Carter . Idem pour la Californie qui avait porté le père Bush en 88.

On compte à peine une dizaine de swing states (Etats Bascule ou Etats Clés) aujourd’hui (Ohio, Iowa, Nevada).

Fait nouveau ces derniers mois : les poches que l’on trouve au seins des blocs. Dans un Etat Républicain pur et dur, le Texas conservateur, Houston , ville d’un million d’habitants se choisit un maire homosexuel en 2010.

Et en Californie, bastion démocrate, des zones rurales sont devenues des fiefs républicains.

Mais un élement échappe aux Etats-Majors politiques. Les indécis.

Chez les citoyens, l’attachement aux partis a beaucoup faibli. Un tiers des Américains se prétend indépendant, sans fidélité partisane et susceptible de passer d’un camp à l’autre à tout instant. Se décidant parfois à la dernière seconde.

Raison pour laquelle les deux candidats multiplient les meetings avec des messages clés dans les swing states.

En direction des Cubains et des latinos en Floride , les vétérans, les retraités et les valeurs morales dans le New Hampshire , la relance du marché immobilier dans le Nevada. Etre au plus près des préoccupations locales et des franges de population.

Ces candidats qui ont fort à faire. Selon les enquêtes d’opinions menées depuis 2005, les Américains n’ont plus confiance en leurs élus. Entre 70 et 80 %. Ce désamour concerne le Congrès en tant qu’institution. Les coups bas et situations de blocages qui surviennent régulièrement au Congrès fatiguent les électeurs.

Echos d'Ailleurs sur Twitter : @EricValmir

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