Aux Etats-Unis, on ne peut pas définir une politique étrangère comme étant républicaine ou démocrate. Malgré la dureté de l’affrontement électoral, les deux camps ont une trame commune qu’on ne soupçonne pas forcément.

L’Amérique n’est pas seule au monde, elle ne doit pas ignorer les crises lointaines, mais elle n’a plus les moyens de jouer le gendarme universel. La réticence de l’opinion en période de crise économique incite les deux camps à une grande prudence. America First et priorité au commerce extérieur et l’accès aux matières premières.

Premier devoir, la sécurité du pays.

Barak Obama à lui seul incarne le monde d’aujourd’hui. Père africain et musulman, mère américaine et protestante. Il a grandi en Indonésie et à Hawai. La famille Obama relie trois continents. Mais avec l'exercice du pouvoir, il est devenu un président comme les autres.

Débat télévisé Obama/Romney sur politique étrangère
Débat télévisé Obama/Romney sur politique étrangère © Radio France / AB

Durant son mandat , Obama a cherché constamment l'usage de la diplomatie avec un atout majeur Hillary Clinton (un style et une efficacité) , mais elle a annoncé qu’elle ne reprendrait pas ce poste en 2013 en cas de réélection d'Obama

Mitt Romney n’a pas d’expérience en politique étrangère. En campagne, il cherche à souligner la puissance de l’Amérique et apparaître comme un dur qui n’a pas peur de la guerre.Essentiel pense les Républicains pour mettre la pression sur l'Iran en cas de crise avec Israêl.

Sur les questions de la Défense , Barak Obama veut moderniser l’armée mais en diminuant son budget (actuellement 525 milliards de dollars) et voudrait économiser 259 milliards sur 5 ans.

Pour cela, il compte sur le retrait d’Afghanistan, la fermeture de plusieurs bases aux Etats-Unis, le renoncement à l’achat de certaines catégories d’armes et d’avions de combats . Aucunes coupes en revanche dans l’arsenal nucléaire. Obama veut réorienter le budget de la nation (après plus de dix ans de guerre continue) pour mieux gérer la crise économique. L'argument "crise" lui donne un alibi face au lobby militaro industriel.

Mitt Romney opposé à cette politique accuse le président Obama d’affaiblir cette Amérique qui doit être forte. Augmenter les capacités de la Navy, moderniser l’Air Force et renforcer le système de défense nucléaire.

Couteux mais Romney assume.

Les coupes se feront dans l’administration du ministère de la Défense. Un secteur qu’il compte mener à la manière d’un chef d’entreprise.

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