Depuis deux jours, la ville de Port-Saïd, près du canal de Suez, en Egypte, vit dans la peur. Un premier bilan provisoire parle de 32 morts et près de 300 blessés.

En février dernier, 74 personnes sont mortes dans des violences à Port Said, après un match de football entre une équipe locale et un club du Caire. Ce jour-là, de nombreux spectateurs ont péri piétinés et des témoins ont rapporté que certaines victimes avaient été jetées du haut des tribunes. Les 21 responsables, des jeunes de Port Saïd, ont été jugés vendredi et condamnés à mort.

Les forces de l'ordre, appuyées par des véhicules blindés, se sont déployées dans les rues de Port-Saïd, ville située à l'embouchure du canal de Suez sur la Méditerranée.

Vanessa Descouraux a pu entrer dans la ville hier, elle a rencontré des témoins des violences

Des tirs ont été entendus aux abords de la prison où sont détenus la plupart des accusés. Des témoins ont vu des hommes prendre d'assaut deux commissariats. Des émeutiers ont incendié des pneus sur la chaussée et des colonnes de fumée noire se sont élevées au-dessus de la ville.

Le point sur la situation avec Vanessa Descouraux

Reportage dans l'un des hôpitaux de la ville de Vanessa Descouraux

Les familles des victimes ont en revanche laissé éclater leur joie lorsque le juge Sobhy Abdel Maguid a lu les noms de 21 personnes, la plupart originaires de Port-Saïd, dont le cas était "transmis au grand mufti", autrement dit condamnées à mort dans la mesure où la peine capitale est examinée en Egypte par la plus haute instance religieuse du pays..
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