Le 16 août à la mine de Marikana en Afrique du Sud, une fusillade éclate. 270 mineurs grévistes sont inculpés pour le meurtre de 34 de leurs camarades abattus par la police.

Pourquoi cette aberration? Des juristes estiment que le magistrat en charge de l'affaire a utilisé une loi anti-émeutes de l'Apartheid , qui prévoit d'inculper pour meurtre toutes les personnes arrêtées pendant une fusillade impliquant la police. Une clause technique, issue d'une loi de 1956, jamais réécrite depuis. Les mineurs ont finalement été relâchés jeudi 6 septembre , après le tôlé suscité par l'affaire.

Une enquête devra éclaircir le comportement des policiers pendant la fusillade. Plusieurs témoins ont affirmé que la police aurait empêché les gens de s'enfuir et executé sommairement plusieurs manifestants. En grève depuis le 10 août, les mineurs réclament le triplement de leur salaire de 450 euros par mois.

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