les syndicats défilent en ordre dispersé
les syndicats défilent en ordre dispersé © reuters

C'est l'acte Un de la future réforme des retraites : la conférence sociale. Jean-Marc Ayrault a reçu à tour de rôle les huit représentants des syndicats et du patronat, pour préparer cette conférence, les 20 et 21 juin. Chacun défend sa vision des choses.

Ce sont les organisations patronales qui ont ouvert le bal : la présidente du Medef, Laurence Parisot, puis les dirigeants de l'UPA (artisans) et la CGPME. Après FO à la mi-journée, les dirigeants de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC et de la CGT ont suivi dans l'après-midi.

Et évidemment, personne n'est d'accord sur le contenu de la future réforme des retraites. Le Medef, par exemple, réclame un relèvement de l'age légal du départ à la retraite : au moins 65 ans d'ici 2040. Mais aussi un allongement la durée de cotisation, à 43 ans, d'ici 2020.La CGPME, syndicat patronal des petites et moyenne entreprises, est également sur cette ligne. Son secrétaire général Jean-François Roubaud.

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Du côté des syndicats, c'est l'inquiétude qui domine. Mais on avance encore en ordre dispersé. La CGT menace d'une mobilisation d'ampleur contre toute réforme.

De son côté, FO estime que le seul levier acceptable est une hausse des côtisations. Et à la CFDT, on n'est pas opposé à une réforme de fond... Mais tout dépend, justement, du fond de la réforme.

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

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Après cette première journée de discussions, les huit organisations seront à nouveau réunies à Matignon le 22 mai pour une "conférence de méthode", afin de préparer les deux jours de débats.

Alors que l'exécutif entend faire du dialogue social sa marque de fabrique, cette deuxième édition de la conférence sociale doit définir les sujets de négociation pour les mois à venir et les calendriers de discussion sur des sujets comme les retraites ou la formation professionnelle.

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