françois hollande prône un rééquilibrage des relations commerciales entre paris et pékin
françois hollande prône un rééquilibrage des relations commerciales entre paris et pékin © reuters

En visite officielle pendant deux jours, le président français a exhorté les autorités chinoises à rééquilibrer les échanges entre la France et le Chine, largement favorables à cette dernière. Il assure aussi avoir évoqué les droits de l'homme.

Accueilli avec faste par le président Xi Jinping sur le parvis du Palais du peuple de Pékin pour sa première visite dans le pays, le président français est entré dans le vif du sujet dès la fin de la cérémonie d'accueil et ses 21 coups de canon.

"Il y a un déséquilibre sur le plan du commerce extérieur et il nous appartient de le corriger", a-t-il dit à son homologue chinois lors de leur rencontre au Palais du peuple.

Les explications de Bertrand Gallicher.

Plus tôt dans la journée, le président français avait, en marge d'une visite d'une PME française installée à Pékin, déclaré souhaiter convaincre les autorités chinoises d'ouvrir davantage leur marché aux entreprises françaises. "Il y a 26 milliards (d'euros) de déficit commercial et ceci depuis plusieurs années, ce n'est pas acceptable".

Un effort pour la Chine

Promis par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault pour 2017, le retour à une balance commerciale équilibrée (hors énergie) ne se fera pas sans un effort considérable sur la Chine qui, avec un solde de 26,5 milliards d'euros en 2012, pèse environ 40% du déficit commercial français.

François Hollande a expliqué que son pari consistait à miser sur une hausse significative des exportations françaises plutôt que de réclamer une baisse des importations chinoises.

Pour lui, "c'est par le haut, dans la technologie et le développement des entreprises, la compétitivité mais aussi par l'innovation et la qualité du travail que nous pouvons atteindre les résultats que nous avons promis aux Francais".

Côté contrats, la France s'en sort plutôt bien dans cette visite : Airbus a remporté le plus important avec la vente de 42 avions de la famille d'avions monocouloirs A320 et de 18 appareils du gros porteur A330.

Xi Jinping a lui fait référence au "rêve français" défendu par François Hollande durant la campagne électorale : "vous avez dit vouloir réenchanter le rêve français, et vous travaillez activement pour promouvoir la croissance. Notre rêve commun consiste au fond à assurer une meilleure vie à nos deux peuples et à nos générations futures".

Et les droits de l'homme ?

Le sujet était quasi incontournable, et les deux chefs d'États s'y sont pliés. François Hollande a rappelé : "nous voulons un monde multipolaire, nous voulons qu'il y ait des équilibres, nous refusons les logiques de puissance et d'hyperpuissance". Pas question toutefois d'évoquer certains sujets bien particuliers, comme le Tibet.

François Hollande ne voulait pas limiter sa visite aux questions des droits de l'homme.

Comme lors de son voyage à Moscou, François Hollande a dit souhaiter prendre les relations bilatérales "comme un tout" sans dissocier les questions politiques des questions économiques.

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