Julien Coupat
Julien Coupat © CC / Abode of Chaos

La contre-attaque des mis en examen de Tarnac porte ses fruits. Un juge d'instruction de Brive, en Corrèze, va enquêter pour savoir s'il y a eu "atteinte au secret des correspondances" et "atteinte à l'intimité de la vie privée".

Le 4 avril 2008, le gérant s'était rendu compte que le magasin général de Tarnac était sur écoute. Le terminal de carte bancaire qui passait par l'une des deux lignes téléphoniques de l'épicerie ne fonctionnant plus depuis le 25 mars, il avait demandé l'intervention d'un technicien de France Télécom. Dans le local technique, l'agent de l'opérateur avait remarqué un boitier "pas de chez nous" et coupé la dérivation, ce qui avait entièrement rétabli la ligne.

Pour Me William Bourdon, l'avocat du magasin général, "il est extrêmement probable que les bénéficiaires de ces interceptions soient les forces de l'ordre en charge de l'enquête dite de Tarnac", mais sur quelle base légale ?

Ce n'est que le 16 avril 2008 que le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour "association de malfaiteurs à visée terroriste", suite à un signalement policier.

Après le "sabotage" d'une caténaire sur la ligne du TGV Est en Seine-et-Marne le 8 novembre 2008, dix personnes, dont les gérants du magasin général, sont interpellées le 11 à Tarnac et mises en examen.

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