Quand le petit terrasse le gros, en général, le spectateur se réjouit. Mais quand le favori, c’est l’équipe de France, chahutée par des japonais enthousiastes, le supporter s’agace !

Quand, à la 57ème minute, l’ouvreur néo-zélandais de l’équipe japonaise a passé la pénalité ramenant le score à 25/21, tous les fantômes de l’humiliante défaite française en Italie dans le dernier Tournoi des 6 nations sont venus hanter le stade de North Harbour. Il ne restait que 20 minutes à jouer et la partie pouvait basculer, les bleus se ridiculiser et les japonais, réussir le plus épatant hold-up de ce début de Coupe du Monde.

Après avoir dominé la première mi-temps sans l’écraser faute de précision technique et sans doute d’intelligence tactique, les français avaient laissé une lueur d’espoir à leurs adversaires.

Feu d’artifice japonais

Avec cette lueur, ceux-ci ont allumé un feu d’artifice d’attaques folles et de charges héroïques face à des français dont la visible supériorité restait stérile.

Les changements de joueurs, la fatigue japonaise et après tout, l’ennuyeuse logique, ont finalement donné la victoire aux français, par un écart au score aussi large que flatteur grâce à un dernier quart d’heure de standing enfin normal.

Mais les bleus auraient grand tort d’oublier que le respect, des règles, de soi et surtout de l’autre (adversaire ou partenaire) est une des vertus cardinales de ce jeu. On apprend ça dés les premières heures à tous les gamins qui fréquentent les écoles de rugby. La rentrée des classes vient d’avoir lieu. Elle a été un rien chaotique. Maintenant, au travail !

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