Une chambre à dépression pour un malade d'Ebola, à Lille
Une chambre à dépression pour un malade d'Ebola, à Lille © MaxPPP / Remy Perrin

Neuf hôpitaux français sont considérés comme centres de référence pour le traitement des malades du virus Ebola en France. Trois sont situés à Paris et dans sa région. Pour les régions Rhône Alpes et Auvergne, les malades seront orientés vers l'hôpital lyonnais de la Croix-Rousse.

Ce centre hospitalier développe, depuis les années 2000, une organisation qui lui permet de s'adapter à ce type de maladie.

Au sein de son service des maladies infectieuses et tropicales, il dispose d'une chambre P4, aménagée pour éviter toute contagion. L'objectif est évidemment de soigner le patient dans les meilleurs délais et d'éviter une contagion.

Claude Cordier a pu visiter cette unité de l'hôpital de la Croix Rousse à Lyon :

Un protocole très strict

Ce vendredi, le professeur Christian Chidiac, chef du service, a organisé une visite pour la Presse :"Pour pénétrer dans cette chambre à pression négative et uniquement accessible par un code, il faut passer deux sas successifs". Le premier doit permettre au personnel de s'habiller et revétir une combinaison adaptée. Le second permet la préparation des soins. Les médecins et infirmières doivent ensuite respecter un protocole très stricte, souligne ce spécialiste si le virus "n'est pas transmissible comme la grippe, la rougeole ou la varicelle, le risque majeur est le contact avec le sang lors de prélèvements ou de soins" . La contagion d'Ebola suppose un contact direct avec le sang ou la salive, les selles, des vomissements.La chambre P4 permet de maintenir aux personnes atteintes de cette fièvre un bon équilibre hydroélectrique, avec réhydratation, oxygénation et transfusion sanguine au besoin, selon les HCL.

Deux "cas suspects" ces dernières semaines

Actuellement l'espace est occupé par un patient atteint d'une tuberculose multirésistante et donc accessible au seul personnel médical, elle n'a accueilli ces dernières semaines que deux "cas suspects" de virus Ebola.

Ces personnes revenaient de pays actuellement touchés par la pandémie. Les tests se sont révélés négatifs.Les cas suspects sont les personnes qui se présentent dans les 21 jours après leur retour d'une zone à risque, avec une fièvre à plus de 38,5 degrés et ayant eu une exposition à risque ou présentant des signes compatibles avec Ebola. Actuellement son service reçoit "un ou deux appels par jour" d'hôpitaux ou de médecins de cette grande région Rhône Alpes Auvergne signalant des patients dont les symptômes pourraient relever d'une contagion par le virus. A ce jour, aucun ne correspond au virus Ebola.

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