François Hollande devant le Parlement européen
François Hollande devant le Parlement européen © Patrick Seeger/MAXPPP

"Faire des économies oui, affaiblir l'économie, non". C’est la position de la France et la requête qu’a adressé ce matin François Hollande à ses partenaires européens a qui il a demandé de pas réclamer des coupes trop importantes dans le budget européen 2014-2020, ce qui risquerait, selon lui, de compromettre les chances de compromis au sommet de Bruxelles, un sommet qui s'annonce difficile sur le budget de l'UE pour la période 2014-2020.

Pour le chef de l'Etat français, "l'intérêt national est en train de prendre le pas sur l'intérêt européen". François Hollande a adressé une forme de mise en garde à ses partenaires européens "S'il est vrai que la crise de la zone euro est désormais largement derrière nous, nous sommes loin d'en avoir tiré toutes les conséquences. Ce qui nous menace, n'est plus la défiance des marchés, mais c'est celle des peuples".

François Hollande a également estimé que l'euro "ne peut fluctuer selon les humeurs du marché" au risque de mettre en danger les efforts de compétitivité des pays de la zone euro, et qu'il fallait "réfléchir à la place de notre monnaie dans le monde".

Quentin Dickinson a écouté le discours de François Hollande

Le président a justifié sa décision de faire intervenir l'armée française au Mali "c'était notre responsabilité. Nous pouvions apporter immédiatement l'aide que le président malien attendait de nous. Décision prise aussi au nom de l'Europe, de la Communauté internationale".

François Hollande a rappelé que la France n’avait aucun intérêt économique au Mali et qu’elle n’était pas intervenue pour défendre ses ressortissants, mais bien le peuple malien.

Michel Barnier commissaire européen aux marchés intérieurs et aux services, satisfait du discours européen de François Hollande. Il était l’invité de Claire Servajean

Pour sa première intervention au Parlement européen, le Président de la République a eu droit à un traitement spécial : après son discours il a répondu aux questions des chefs de file des Eurodéputés. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, avait également eu cet honneur mais en tant que président de l'Union européenne.

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