[scald=59011:sdl_editor_representation]GAZA (Reuters) - La violence s'est réveillée dimanche entre Israël et les activistes de la bande de Gaza, après l'annonce d'une trêve négociée par l'Egypte pour faire cesser les attaques qui ont tué dix Palestiniens armés et un civil israélien ces cinq derniers jours.

Alors que le cessez-le-feu semblait être respecté sur la frontière, l'aviation israélienne a bombardé dimanche des activistes palestiniens soupçonnés de vouloir lancer des roquettes depuis le sud de la bande de Gaza.

Selon des sources médicales, l'homme qui a été tué et l'autre blessé sont membres du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP), un groupe d'activistes qui lance rarement des attaques contre Israël.

Le Djihad islamique et deux autres factions plus petites revendiquent les tirs de roquettes effectués contre Israël depuis mercredi.

Le Djihad islamique entretient des liens étroits avec l'Iran. Une source des milieux islamistes qui s'est exprimée quelques heures après le début du cessez-le-feu annoncé par les autorités égyptiennes a déclaré que le groupe était favorable aux efforts du Caire.

L'aviation israélienne avait bombardé samedi une base du Djihad islamique dans la bande de Gaza, tuant cinq membres importants de cette organisation et déclenchant une salve de tirs de roquettes de la part de militants palestiniens qui a coûté la vie à un Israélien.

L'attaque aérienne visait un camp d'entraînement au sud de la ville de Rafah en représailles à des tirs de roquettes qui s'étaient abattus sur Israël dans la nuit de mercredi à jeudi.

Les tirs palestiniens n'avaient pas fait de victimes mais ils avaient pénétré suffisamment loin en territoire israélien pour provoquer le déclenchement de sirènes d'alerte dans la banlieue de Tel Aviv.

Le Djihad islamique a indiqué que l'un de ses chefs militaires, Ahmed al Cheikh Khalil, ainsi que quatre de ses compagnons qui supervisaient la fabrication de bombes et de roquettes, avaient été tués lors du raid aérien survenu à la mi-journée. Deux autres activistes ont été blessés.

L'armée israélienne a précisé que son aviation "visait une équipe terroriste qui se préparait à des tirs de roquettes à longue portée".

"Nous ne cherchons pas la confrontation avec les Palestiniens et ne voulons pas envenimer la situation, mais nous n'assisterons pas sans réactions à la multiplication des tirs de roquettes", déclare le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, dans un communiqué. Il réclame en outre une intervention étrangère pour faire cesser ces tirs.

La trêve observée pour l'échange de prisonniers auquel le Hamas et l'Etat hébreu ont procédé le 18 octobre a donc volé en éclats.

"Il n'est plus possible de parler de trêve désormais, après les crimes commis contre les dirigeants de notre organisation", a dit Abou Ahmed, porte-parole du Djihad islamique.

ÉCOLES FERMÉES

Samedi en début de soirée, au moins 30 roquettes avaient été tirées contre Israël provoquant la mort d'un homme de 50 ans dans la ville d'Ashkelon et blessant deux autres civils israéliens, a précisé la police.

Le Djihad islamique et deux autres factions, le FPLP et les Brigades des martyrs d'Al Aqsa ont chacun revendiqué la responsabilité de ces tirs.

Cela a entraîné deux autres raids israéliens qui ont vu la mort de quatre activistes djihadistes. Un cinquième a été blessé.

En raison de ce regain de tension, la trêve entre l'Etat hébreu et les activistes de Gaza n'est pas entrée en vigueur dimanche, selon une source militaire israélienne.

Trois roquettes ont été tirées sur Israël après 6 heures du matin (04h00 GMT), heure du cessez-le-feu initialement prévu. Les deux premières ont été interceptées par le bouclier antiroquettes "Iron Dome" (Dôme de fer) et la dernière s'est abattue dans le sud d'Israël sans faire de victimes ni de dégâts.

Auparavant, l'Egypte avait affirmé que la trêve entre l'Etat hébreu et les activistes de Gaza allait entrer en vigueur dimanche.

Israël a décidé de fermer les écoles dans le sud du pays dans la journée de dimanche. Quant aux centaines de milliers de civils israéliens vivant à moins de 40 km de Gaza, ils ont été priés de rester cloîtrés chez eux.

Nidal al Moughrabi; Jean-Loup Fiévet, Jean-Philippe Lefief, Pierre Sérisier et Benjamin Massot pour le service français

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