Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce 21 septembre dans toute la France. Une mobilisation plus faible que celle du 12 septembre dernier.

Manifestation à Rennes contre la réforme du code du travail, le 21 septembre 2017.
Manifestation à Rennes contre la réforme du code du travail, le 21 septembre 2017. © Maxppp / Maxppp

Ils étaient des dizaines de milliers à défiler dans les rues, un peu partout en France, ce 21 septembre, contre la réforme du code du travail. Avec toujours le même espoir : faire céder le gouvernement, à la veille de la présentation des ordonnances en conseil des ministres. Mais la mobilisation était plus faible que lors de la dernière manifestation, du 12 septembre.

Moins de manifestants au rendez-vous

À Paris, 16 000 personnes ont manifesté, selon la police, 55 000 selon la CGT. Elles étaient entre 24 000 et 60 000 selon les mêmes sources, le 12 septembre dernier. Pourtant Philippe Martinez, le secrétaire général du syndicat, affirme que le niveau de mobilisation est "équivalent" à celui de la semaine précédente. Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise, était dans le cortège parisien."Ce n'est qu'un début", a-t-il rappelé.

Manifestations contre la réforme du Code du travail : la mobilisation en baisse
Manifestations contre la réforme du Code du travail : la mobilisation en baisse © Visactu / Visactu

Des opérations escargots et des blocages d'autoroutes étaient organisés ce jeudi, les quotidiens nationaux n'étaient pas en kiosque. À Lyon, Marion, militante de la CGT, prend exemple sur ce qui se passe à l'étranger pour dénoncer cette réforme par ordonnances : "Ils ont fait ça en Italie, il y a quelques années. Les gens se retrouvent à bosser à temps plein pour trois fois rien...Ce n'est pas parce qu'un président est élu, qu'il peut ensuite passer ses lois en essayant d'évincer les débats au Parlement." Des jeunes ont également répondu à l'appel des organisations étudiantes comme l'Unef. L'occasion aussi pour eux de dénoncer la baisse des APL annoncée : cinq euros en moins par mois pour l'aide au logement. "Pour moi, cinq euros c'est le prix de mes protections hygiéniques pour le mois", explique Margot.

Nouvelles mobilisations à venir

Mais l'union n'est toujours pas au rendez-vous entre les syndicats. Si les drapeaux de FO, de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGG flottaient dans les cortèges, les centrales de ces syndicats n'avaient pas appelé à manifester. Pour Philippe Martinez, il faut que cela change pour les prochains rendez-vous : "Il faut qu'on se voit et qu'on puisse décider ensemble d'une journée d'action interprofessionnelle de toutes les confédérations, c'est le moment", déclare le secrétaire général de la CGT.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, à la manifestation contre la réforme du code du travail à Paris, le 21 septembre.
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, à la manifestation contre la réforme du code du travail à Paris, le 21 septembre. © Radio France / Hélène Fily

Les syndicats routiers CGT et FO annoncent d'ores et déjà, une grève reconductible dès le 25 septembre. La fédération CGT des services publics a de son côté déposé un préavis de grève du 25 septembre au 15 octobre. Le gouvernement peut néanmoins compter sur le soutien du Medef, dont le patron, Pierre Gattaz, a une nouvelle fois, souligné '"une belle avancée". Même son de cloche chez la principale association de DRH qui salue, des ordonnances "très positives" qui vont "simplifier" la vie des entreprises.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.