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Trois semaines après la disparition de deux lycéennes de 16 et 17 ans, leurs parents ont écrit une lettre au procureur de la République, courrier que les familles ont voulu rendre public.

Les deux familles de Puy-en-Velay reprochent au Procureur d’avoir refusé par deux fois de donner suite à leur demande de faire paraître les photos de leurs enfants dans la presse nationale "afin que la population puisse transmettre des indices aux enquêteurs pour retrouver nos enfants".

"Faudrait-il que leurs noms apparaissent dans la rubrique nécrologique pour que vous accédiez à cette demande ? Hélas, ce serait trop tard.", ajoutent les parents des deux adolescentes.

Géneviève et Camille ont fugué le 4 décembre dernier de leur lycée, en feignant une visite à l’infirmerie. Une enquête pour disparition de personnes a été ouverte Les photos des deux lycéennes sont affichées dans tous les commissariats et les gendarmeries.

Les familles ont déposé plainte pour soustraction de mineures, persuadés que les jeunes filles sont hébergées par quelqu'un.

Les parents se sont rendus sur le campement de Notre-Dame-des-Landes parler aux manifestants que les deux jeune filles avaient un temps voulu rejoindre.

Elles suivent maintenant la piste d’un courrier reçu 11 décembre, une lettre postée de Toulouse dans laquelle une des lycéennes disait "être en sécurité et au chaud tous les soirs", ce qui leut fait penser qu'elles habitent chez quelqu'un.

Sylvie Euvrard, la mère de Geneviève est persuadée que seule la presse peut accélérer les choses, ne serais-ce qu’en permettant à la personne qui hébergerait les lycéennes, de se rendre compte qu’elles sont mineures.

Le pére de Camille est à bout, dit-il. Il attends de la publication des photos dans la presse une aide pour retrouver sa fille.

Michel Lauran avec Mathias Kern

Sylvie Euvrard lance aussi un appel à sa fille : "qu'elle nous fasse signe". "La première pensée que j'ai eu ce matin en me réveillant, le jour de Noël, c'est: elle n'est pas rentrée".

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