un suspect présenté à un juge dans l'affaire mohamed merah
un suspect présenté à un juge dans l'affaire mohamed merah © reuters

L'homme interpellé mardi après-midi à Toulouse avant d'être transféré hier soir à Paris, a été présenté hier à un juge antiterroriste puis mis en examen. Il est soupçonné d'avoir fourni des armes au tueur au scooter.

Selon une sources policière, l'homme déféré samedi a 30 ans. Feta est originaire du quartier des Izards, comme Mohamed Merah. Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir fourni au moins deux armes au tueur au scooter.. Parmi ces armes, le pistolet mitrailleur Uzi qui aurait pu celui porté par Mohamed Merah lors de l'assassinat de trois enfants et de leur père à l'école juive de Toulouse. Cet homme aurait également fourni le gilet pare-balles que Merah portait lors du siège de son appartement les 21 et 22 mars 2012.

Son portrait, Stéphane Pair

Selon un proche du dossier, l'enquête s'est accélérée ces dernières semaines. Les enquêteurs auraient decouvert la provenance de l'une des armes de Merah : un colt 11.43 retrouvé chez le tueur. Cette arme avait été volé en juin 2011 à un champion de tir parmi un stock d'armes et de munitions. A la suite d'une erreur dans le référencement de l'arme, les enquêteurs ont mis un an à faire le lien entre le colt volé et celui retrouvé chez Merah. Depuis, ils ont retrouvé la trace du stock d'armes volées, qui pourrait impliquer un réseau de trafiquants de drogue de la région de Toulouse.

Deux hommes sont déjà mis en examen dans l'affaire Merah : Abdelkader Merah, 31 ans, le frère aîné du tueur, est poursuivi pour complicité d'assassinats et écroué depuis mars 2012 à Fresnes. Il a reconnu avoir été présent au moment du vol du scooter commis, selon lui, par son frère à son insu.

Mohamed Mounir Meskine, 25 ans est un copain de quartier des Izards des Merah. Soupçonné d'avoir participé au vol du scooter avec les deux frères, il a été mis en examen pour vol en réunion en lien avec une entreprise terroriste et participation à une association de malfaiteurs terroriste. Ecroué le 18 mai, il nie les faits.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a estimé fin janvier que la thèse du "loup solitaire" ne tenait pas, prenant ainsi le contre-pied de l'ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini et de son prédécesseur place Beauvau Claude Guéant.

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