La mère et la fille vivent ensemble mais on jurerait qu’elles se détestent. Il a dû se passer quelque chose, quelque chose pour qu’elles se détestent, quelque chose pour qu’elles boivent autant. Qu’a-t-il donc pu leur arriver ? Un soir, un homme arrive, un homme rencontré dans un bar. Il dit qu’il est psychanalyste, psychanalyste et roumain, mais il a surtout l’air d’un pochetron, que la vie n’a pas, lui non plus, épargné. Ils passeront la soirée ensemble. Soir de beuverie, soir de colère, soir de drame et de comédie. L’alcool soigne les plaies et il délie les cœurs. Malgré la gueule de bois à venir, de ce soir ils se souviendront.

« René Char disait que l’écriture était la respiration du noyé. Je me suis souvent demandé comment faisaient ceux qui n’écrivaient pas. L’alcool, bien sûr, la drogue ou les médicaments, la foi, le sexe. Mais plus souvent la dépression, la folie, la noyade. Comment survivre après une tragédie, après un drame ? Fille | Mère n’est pas une pièce sur la résilience mon intention est plutôt de revenir à l’essence même de l’écriture théâtrale, à savoir prendre des personnages maltraités par la vie, qui ont vécu un drame, des personnages rongés par le désespoir et la culpabilité et les voir se démener pour survivre, de nos jours, dans nos villes. »

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.