les autorités sanitaires et la société de certification mises en cause par les victimes au procès des prothèses pip
les autorités sanitaires et la société de certification mises en cause par les victimes au procès des prothèses pip © reuters

Le procès de Jean-Claude Mas et de quatre anciens cadres de la société Poly Implant Prothèse (PIP), au coeur d'un scandale mondial d'implants mammaires défectueux, s'est achevé vendredi à Marseille. Le tribunal correctionnel a mis son jugement en délibéré au 10 décembre. Les cinq prévenus ont comparu pendant près de cinqsemaines pour des faits de tromperie aggravée et d'escroquerie.

Les audiences se sont terminées par la plaidoirie de la défense du fondateur de PIP qui a réclamé une relaxe partielle pour Jean-Claude Mas, 73 ans, qui a reconnu la tromperie mais aréfuté le caractère dangereux du gel PIP. Quatre ans de prison ferme et 100.000 euros d'amende ont étérequis contre Jean-Claude Mas.

Valérie Cantié assistait à la dernière audience

Selon le dernier bilan officiel arrêté fin décembre, 14.990 femmes ont choisi de se faire retirer leurs implants PIP, soit à la suite d'un dysfonctionnement, soit à titre préventif. Au total, 5.048 femmes ont subi au moins un dysfonctionnement de leurs implants et 2.697 au moins un effet indésirable.

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