Alors que le chômage est au plus haut et qu'on s'attend à un nouveau record de demandeurs d'emplois demain, les mauvaises nouvelles continuent.

Ce matin, on avait cru comprendre que le groupe PSA qui cherche à faire des économies allait avancer la date de la fermeture du site d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis à 2013 sans attendre 2014. Mais aux dernières nouvelles, ce ne sera peut-être pas le cas.

La grève qui paralyse le site depuis plus de 3 mois "pourrait nous obliger" à le fermer dès cette année, indique le directeur financier du constructeur automobile français, Jean-Baptiste de Chatillon.

Le fait qu'un petit nombre de personnes continue à perturber notre usine pourrait nous obliger à fermer

La direction assure qu'elle est "complètement organisée pour produire la C3 à Poissy (Yvelines), donc nous avons cette possibilité. Ce n'est pas tant que nous voulions fermer en avance, mais nous pourrions y être contraints par un petit nombre de personnes qui continuent de perturber notre usine".

Toujours est-il que devant le siège de PSA où se tient l'assemblée générale des actionnaires, les salariés plus remontés que jamais.

Le reportage sur place d'Isabelle Raymond.

"Du chantage !"

Le numéro un automobile français a mis en place un vaste plan de restructuration, qui concerne plus de 11200 personnes en France, dont 3000 rien que sur le site d'Aulnay. "C'est le chantage habituel des patrons", a réagi Philippe Julien, secrétaire général de la CGT du site, qui est aussi l'un des leaders de la grève qui paralyse l'usine depuis plus de trois mois. La perte de production a été évaluée à plus de 14.000 voitures par la direction.

Maintenant ils vont coller ça sur le dos des grévistes. Ils se servent de ce prétexte parce qu'ils sont en échec complet devant la détermination des grévistes

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