[scald=75025:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Le joueur auxerrois Kamel Chafni, exclu samedi lors du match de Ligue 1 opposant son club à Brest, accuse un arbitre-assistant de la rencontre de lui avoir tenu des propos racistes.

"Concrètement, l'arbitre-assistant m'a dit 'Dégage l'Arabe'", a expliqué dimanche le milieu international marocain âgé de 29 ans, sur les ondes de RMC.

Les faits que reproche l'Auxerrois à Johann Perruaux, qui ne s'est pas officiellement exprimé et qui n'a pu être joint dans l'immédiat pour répondre à ces accusations, se seraient déroulés à la 55e minute de la rencontre Brest-Auxerre (1-0).

A ce moment précis, Kamel Chafni s'est précipité vers l'arbitre-assistant pour lui "signaler une faute flagrante". Quelques secondes plus tard, il est venu s'entretenir avec l'arbitre principal de la rencontre, Tony Chapron, qui lui a infligé un premier carton jaune pour contestation, puis un second, synonyme d'expulsion.

"Je vais le voir pour lui expliquer une situation grave qui vient de se passer avec l'arbitre de touche. Et lui, M. Chapron, ne cherche même pas à comprendre. Il me met tout d'abord un jaune, sans m'expliquer. Après j'ai essayé encore de lui expliquer qu'il venait de se passer quelque chose de grave", raconte Kamel Chafni.

"Il n'a même pas cherché à comprendre et il m'a mis un rouge et puis c'est pour ça que cela a pris encore plus d'ampleur", poursuit le joueur, qui affirme qu'un Brestois a entendu les mêmes propos que lui.

"Larsen Touré m'a confirmé qu'il avait entendu (...) Maintenant cela va être ma parole contre celle de l'arbitre. Les gens qui me connaissent savent comment je suis. En dix ans, je n'ai jamais pris de carton rouge. J'ai toujours été très correct avec les arbitres", s'est défendu l'Auxerrois.

Prié de dire s'il allait porter plainte, Kamel Chafni a répondu par l'affirmative. "Bien sûr. On va faire le nécessaire avec le club. On a pris contact avec la Ligue, on va voir ce qu'elle va faire dès demain. On va attendre".

"On a montré une mauvaise image du football, ce qui me désole un peu (...). S'il n'y a pas de sanction, je n'aurais plus rien à faire dans le foot parce que, qu'on soit dans le foot ou dans la vie normale, on n'a pas le droit de dire ce genre de choses".

Olivier Guillemain pour le service français, édité par Benjamin Massot

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