Pour François Bayrou, le sprint final de sa campagne, qu’il n’imagine que victorieuse, a commencé. « Je n'ai jamais envisagé l'échec », annonce-t-il, commentant par la même les propos de Nicolas Sarkozy quelques heures plus tôt.

Le Président-candidat confié à RMC envisager d’arrêter la politique s’il est battu. François Bayrou lui répond que la politique n’est pas un « métier dans lequel on fait carrière, mais un engagement qu’on n’abandonne jamais ».

François Bayrou

Mercredi, vingt sénateur ont annoncé leur ralliement à sa campagne, Pierre Mehaignerie et Jean-Louis Borloo n'y semblent pas disposés, mais sur le plateau de Des paroles et des actes sur France 2, le candidat du Modem tend à nouveau la main à Dominique de Villepin avec lequel, confie-t-il, il y a une rencontre de « convictions ».

François Bayrou

C’est en direct, via Twitter, que l'ancien Premier ministre lui a répondu.

Tweet de Dominique de Villepin
Tweet de Dominique de Villepin © Radio France

Interrogé sur ses mesures pour réduire la dette, préoccupation constante de François Bayrou, le candidat à la présidentielle a listé les niches qu’il se propose de supprimer pour une économie d'une dizaine de milliards d'euros. En premier il s'attaquerait à la défiscalisation des heures supplémentaires.

François Bayrou

Concernant le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, principe instauré par Nicolas Sarkozy, François Bayrou s’est prononcé plutôt pour la suppression « d'un poste sur trois ». Il est également partisan d’une réforme de l’impôt sur la fortune qui a été allégé par le Chef de l’état. L’ISF doit être selon François Bayrou « plus large, plus juste et doit rapporter plus ».

François Bayrou sur le plateau de France 2
François Bayrou sur le plateau de France 2 © Radio France

« L’homme de la division et l'homme de l'illusion »

Le candidat centriste a envoyé à plusieurs reprises François Hollande et Nicolas Sarkozy dos à dos, notamment concernant leurs propositions respectives en matière d’éducation. Pour François Bayrou, Hollande et Sarkozy « ont beaucoup de ressemblances… L'un fait en sorte d'être l'homme de la division, l'autre est l'homme de l'illusion ».

Le président du MoDem s'est plaint, comme lors de toutes ses récentes intervention, de l'excessive bipolarisation de la campagne. Mais pour François Bayrou les Français ne sont pas dupes et ne se laisseront pas « mener par le bout du nez, à un choix décidé à l'avance ».

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