PARIS (Reuters) - Des réformes structurelles comme celles des retraites et de la fiscalité seront menées par François Hollande s'il devient président en mai, a déclaré dimanche Jean-Marc Ayrault.

Toutes les dépenses inefficaces économiquement et injustes seront supprimées, a ajouté le président du groupe socialiste de l'Assemblée nationale, au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Favori des sondages, le candidat socialiste n'a pour l'instant pas précisé ses projets de réforme des retraites, renvoyant la question à une négociation avec les syndicats et les organisations patronales.

Quant à la vaste réforme fiscale qu'il avait promise, il s'exprime surtout sur des modifications de paramètres, comme un nouveau palier à 75% pour l'impôt sur le revenu.

"On va renégocier sur les retraites, ça sera une longue négociation, pas une simple concertation. Mais il y aura un signe fort dès le départ", a dit Jean-Marc Ayrault, citant le départ à 60 ans - contre 62 prévu par la réforme de 2010 - pour ceux qui ont une durée de cotisation suffisante.

"Il faut des signes forts qui donnent du sens avant d'engager les réformes de structure qui effectivement sont nécessaires", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'avis d'un économiste en faveur d'une réforme fiscale d'ensemble, Jean-Marc Ayrault a répondu : "Il a raison sur la nécessité d'une grande réforme fiscale. Mais il sait bien que cette réforme fiscale ne sera pas faite en six mois."

Prié de dire où le futur gouvernement socialiste couperait dans les dépenses, il a répondu : "Il y a plein de secteurs."

"Il faudra faire l'évaluation de toute dépense publique : vérifier son utilité, son efficacité, et il faudra avoir le courage de supprimer les dépenses qui n'ont pas d'efficacité du point de vue du redressement économique et du point de vue de la justice sociale. C'est un engagement qu'on prend."

Jean-Baptiste Vey

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