Le président de la République est en visite officielle ce lundi en Irak, où l'armée française combat aux côtés d'une coalition internationale le groupe Etat Islamique.

Le président irakien Fouad Massoum, aux côtés de François Hollande lors de sa dernière visite en Irak en septembre 2014
Le président irakien Fouad Massoum, aux côtés de François Hollande lors de sa dernière visite en Irak en septembre 2014 © AFP / ALI AL-SAADI / POOL

François Hollande est arrivé ce lundi matin en Irak pour une visite éclair aux forces françaises qui font face au groupe Etat Islamique en Irak. Annoncée samedi lors de ces vœux du 31 décembre, cette visite du Président est la deuxième de son mandat (la première a eu lieu en septembre 2014). François Hollande est le seul chef d'Etat de la coalition anti-EI à s'être rendu en Irak.

Impuissant et hors-jeu en Syrie, François Hollande, qui commance sa visite par Bagdad, vient rappeler que la France est en revanche plus que jamais engagée sur le front irakien contre les djihadistes. Dans le cadre de l'opération Chammal, l'armée française mène des raids aériens depuis la Jordanie et les Emirats Arabes Unis contre les positions de l'organisation Etat Islamique.

La bataille de Mossoul "jusqu'à l'été prochain" ?

Depuis la base de Kayara, non loin de Mossoul, un détachement de quelque 150 soldats français bombarde les djihadistes avec quatre canons de 155mm. La reconquête de la ville a officiellement débuté le 17 octobre dernier, mais après quelques percées fulgurantes, la progression de l'armée irakienne est lente, même si elle a repris le contrôle de plus de 60% de la partie orientale.

Les djihadistes tiennent encore solidement tous les quartiers ouest et opposent une résistance acharnée : dissimulés au milieu de centaines de milliers de civils, les hommes de l'Etat Islamique utilisent des tireurs embusqués, des voitures piégées ou des kamikazes. C'est pourquoi la bataille pour la libération de Mossoul pourrait durer "jusqu'à l'été prochain", selon un officier français.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.