Le père Georges Vandenbeusch au 20h de France 2
Le père Georges Vandenbeusch au 20h de France 2 © Radio France / Saisie d'écran

Le prêtre français a raconté son enlèvement et sa détention au journal de 20h de France 2, mardi soir. Le Père Vandenbeusch a été l'otage pendant un mois et demi du groupe islamiste Boko Haram, au Nigéria. Il ne retournera pas dans sa paroisse camerounaise.

7 semaines de détention

Le père Georges a expliqué que sa détention a été bien plus courte que bien d'autres otages par le passé. 7 semaines, qui lui ont tout de même paru interminables.

Le temps semble interminable... je comptais les heures, les jours. Je ne me suis jamais autant ennuyé. Personne à qui parler, rien à lire, rien à faire... Une bache de 2 mètres sur 3, sous un arbre. Je tournais en rond. J'ai eu, quelques fois, un bout de papier pour écrire.

"Je ne me suis jamais autant ennuyé" explique le père Vandenbeusch à David Pujadas

### un enlèvement sans lien avec sa foi catholique > Ce n'est pas un prêtre qu'il venait chercher, ni un chrétien. C'était un occidental. Ils ne savaient même pas que j'étais français. Les chrétiens ne doivent pas être plus terrorisé que les autres. Tous les occidentaux là-bas doivent faire attention.
### Non, le groupe islamiste ne l'a pas libéré "par compassion" "Le prêtre a offert ses services médicaux à des membres du groupe malades, pendant sa période de captivité. La direction a ressenti qu'il n'y a avait plus besoin de le garder", a annoncé mercredi matin une source du Boko Haram. L'homme a affirmé que le groupe islamiste nigérian avait demandé une rançon à la France, par l'intermédiaire du Cameroun, pour libérer le prêtre, mais que le gouvernement français a refusé de verser. Une version que Georges Vandenbeusch a totalement réfuté. > Ils n'ont pas de compassion, ces hommes-là
### "Je ne retournerais pas au Cameroun" Cela faisait deux ans que le Père Georges était en mission dans le nord du Cameroun, après 9 ans comme curé de Sceaux, en banlieue sud de Paris. Mais il ne retournera pas dans sa paroisse camerounaise. > Je ne vais pas mettre la vie d'autres personnes en jeu. Moi j'aime cette paroisse, c'est pas du passé, j'aime cette paroisse, j'aime ces gens. J'aurais aimé, je l'avais demandé, à rester trois ans de plus, mais je ne suis pas fou et je ne vais pas mettre la vie d'autres personnes en danger, qui viendrait me chercher, ou je ne sais pas quoi. Je ne vais pas jouer avec ça [ Regarder l'interview complète du père Georges Vandenbeusch](http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mercredi-1-janvier-2014_491072.html) au 20H de France 2.
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