Le résumé de l'affaire, par Benoît Collombat

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Le résumé de l'affaire Renault

Pour Dominique Gevrey, Renault n’aurait pas tenu compte de ses conseils de prudence dès l’envoi de la lettre anonyme, le constructeur refusant de saisir les services de renseignement français pour en avoir le cœur net. L’apparition de Nissan dans l’enquête interne de Renault aurait sciemment été écartée. Des consignes de silence aurait également été données avant l’audition de Dominique Gevrey, et de son collègue Marc Tixador, devant les enquêteurs de la DCRI. Une version catégoriquement démentie par Renault.

Ce n’est que « vers le 4-5 mars » 2011 que Dominique Gevrey reconnaît avoir eu des "doutes" sur l’origine de ses informations, émanant d’une source du renseignement belge. Il écrit ainsi :

Je ne pus me résoudre que tardivement à une quelconque escroquerie de la part de la source.

Une version qui, jusqu’ici ne convainc guère la justice, qui vient de refuser sa libération conditionnelle à Dominique Gevrey.

Dans une ordonnance du 30 mai 2011, le juge Hervé Robert considère notamment que « l’hypothèse de la source qui aurait livré des éléments de renseignement mobilisés par Dominique Gevrey et Marc Tixador dans les notes et tableaux de flux financiers remis à leur hiérarchie a été singulièrement mis à mal depuis l’ouverture de l’information : que l’ensemble des investigations développées à ce jour ne permettent pas de donner un quelconque crédit à la mise en cause par Dominique Gevrey de [sa source belge] » .

Le juge consière également qu’ « il peut être envisagé que Dominique Gevrey connaisse également le ‘‘corbeau’’, si l’escroquerie, comme on peut le penser, a été élaborée de longue date et habilement initiée par des courriers anonymes judicieusement adressés à des membres de l’encadrement supérieur de la société Renault. »

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