titan renonce au site goodyear d'amiens-nord
titan renonce au site goodyear d'amiens-nord © reuters

L’espoir de voir un éventuel repreneur pour le site Goodyear d’Amiens-Nord revenir à la table des négociations s'évanouit. Alors que les employés du groupe ont manifesté devant le siège de la marque aux côtés d’autres salariés dont l’emploi est menacé, Arnaud Montebourg annonce que l’Américain Titan ne reprendra pas les négociations.

Dans un communiqué, le ministre du Redressement productif indique que le gouvernement cherche une alternative pour le site, qui emploie plus d’un millier de salariés. Le ministre a demandé à l’Agence française des investissements internationaux de rechercher un repreneur. Arnaud Montebourg écrit :

Le gouvernement a déclenché la recherche active d’une solution alternative pour le site Goodyear d’Amiens Nord et ses salariés.

L’an dernier, Titan avait proposé de reprendre l’activité pneus agricoles du site, ce qui aurait sauvé 537 emplois, avant de retirer son offre en septembre. Depuis, le gouvernement comme les syndicats espéraient bien que Titan reprenne les discussions. En vain.

Les propositions de la direction

Ce midi, la direction de Goodyear a confirmé la fermeture du site à l'occasion d'un CCE. Elle a aussi présenté des mesures d'accompagnement aux organisations syndicales. Il s'agit, selon le fabricant de pneus, de limiter au maximum les conséquences sociales pour les près de 1 200 salariés concernés par la fermeture de l'usine. La direction affirme vouloir par exemple utiliser au mieux les possibilités de reclassement en interne. Une centaine de postes sera ainsi proposée. Autre mesure possible : le congé de reclassement en cas de licenciement économique qui permettra aux salariés de suivre une formation ou d'être accompagné dans leur recherche d'emploi.

Marion L'Hour devant le siège de Goodyear à Rueil-Malmaison

"Cela a été une grande déception d'apprendre que Titan se retirait de sa position de potentiel repreneur. On gardait l'espoir qu'il revienne. Titan a déjà racheté les activités agraires de Goodyear aux États-Unis et à Sao Paulo et proposait de garder 537 salariés d'Amiens Nord", a réagi le délégué central CFE-CGC Marc Jonet. Selon lui, "la négociation a pris du plomb dans l'aile à cause du jusqu'au-boutisme du syndicat majoritaire", la CGT. "Titan n'est pas parti pour rien".

Pour la CFDT, Didier Raynaud a confirmé que le cabinet Secafi "allait aider à bâtir des propositions alternatives pour éviter le PSE".

De son côté, le ministre du Travail Michel Sapin invite tous "les salariés en colère" à intensifier, "privilégier" le dialogue avec leur entreprise, pour trouver les "solutions" pour éviter les licenciements. Concernant Goodyear, il a estimé qu'il y avait "encore des possibilités".

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