appel à la grève mardi dans les écoles primaires parisiennes
appel à la grève mardi dans les écoles primaires parisiennes © reuters

90 % des enseignants seront en grève ce mardi dans les écoles primaires et maternelles à Paris. C'est ce qu'annonce en tout cas le SNUIPP, le premier syndicat du primaire.

En cause, les conditions du retour à la semaine de quatre jours et demi. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, veut la rétablir dès la rentrée prochaine.

Le projet de loi sur les nouveaux rythmes scolaires doit être présenté ce mardi et une journée d'action nationale est prévue mercredi.

Selon le projet de décret du gouvernement, les communes ont jusqu'au 8 février pour saisir le département et demander un report d'un an de l'entrée en vigueur de la réforme, soit à la rentrée 2014.

"Il faut changer les rythmes scolaires mais pas n'importe comment", estime le SNUipp-FSU, premier syndicat des enseignants du primaire, qui prévoit d'adresser mercredi 101 interpellations pour "un vrai changement" au ministre de l'Education Vincent Peillon.

Les maires des petites communes connaissent le plus de difficultés à mettre en place cette mesure si vite. L'association des maires ruraux de France réunit quelque 10.000 élus de communes de moins de 3.500 habitants qui sont confrontés à ces obstacles. Vanik Berberian, le président de l'association était l'invité de Angélique Bouin

"Réforme bâclée"

François Hollande s'est engagé en octobre à procéder à une refonte de l'école avec la volonté de mettre en oeuvre des changements structurels plutôt qu'une énième réforme. Un fonds spécifique de 250 millions d'euros va être débloqué en 2013 pour aider les collectivités à financer la prise en charge des enfants pendant les heures réaménagées par la réforme.

A Paris, le Front de Gauche appelle Betrand Delanoë à reporter une réforme "bâclée" qui "dégrade sensiblement les conditions de travail des enseignants." Le maire socialiste a fait part début janvier de son intention de mettre en oeuvre la réforme des rythmes scolaires dès 2013 dans sa ville.

"Rien n'indique qu'elle permettra de lutter contre les inégalités scolaires qui existent à Paris, comme ailleurs. C'est à cette question qu'une réforme de l'école devrait s'atteler", estime Ian Brossat, président du groupe PCF-PG au conseil de Paris.

A l'UMP, on dénonce une réforme qui n'est "ni financée, ni correctement préparée" et un calendrier "trop serré et complètement irréaliste". "Le retour à la semaine de quatre jours et demi représente un coût important pour les collectivités, qui n'a pas du tout été évalué", a dénoncé la semaine dernière le secrétaire national à l'Education de l'UMP, Franck Riester, dans un communiqué. "Les questions de la prise en charge financière de l'accueil périscolaire ou des transports scolaires n'ont toujours pas été tranchées et ce n'est pas la dotation de 50 euros par élève promise aux communes qui permettra de résoudre cette équation", a-t-il ajouté.

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