vers une limitation du nombre de visiteurs accédant à la chapelle sixtine
vers une limitation du nombre de visiteurs accédant à la chapelle sixtine © reuters

Le conclave pour élire le nouveau pape commencera dans l'après-midi du 12 mars. Au total, 115 cardinaux vont se rassembler dans un lieu clos, sans contact avec l'extérieur (ni caméra) pour désigner le successeur de Benoît XVI.

Le conclave des cardinaux censé élire le successeur du prochain pape à la suite de la renonciation de Benoît XVI s'ouvrira dans l'après-midi du 12 mars, a annoncé vendredi le Vatican.

Au total, 115 "princes de l'Eglise" âgés de moins de 80 ans y participeront dans la chapelle Sixtine après avoir assisté dans la matinée à une messe.

Explications de Laëtitia Saavedra.

Le futur chef de la chrétienté devra, pour être élu, recueillir une majorité des deux-tiers des suffrages. L'élection reste très ouverte, aucun favori évident ne se dégageant pour le moment.

Benoît XVI a renoncé à l'âge de 85 ans au trône de saint Pierre le 28 février en invoquant des raisons de santé. Il est désormais "pape émérite" et a promis sa soumission "inconditionnelle" à son futur successeur.

Un pape s'élit en moins de quatre jours (en général)

Parmi les "papabili" dont le nom revient le plus souvent figurent l'archevêque de Milan, Mgr Angelo Scola (71 ans), le Brésilien Odilo Pedro Scherer (63 ans), qui est archevêque de Sao Paulo, et le Canadien Marc Ouellet, âgé de 68 ans.

Un seul scrutin devrait avoir lieu lors de la première journée de ce conclave et si aucun vainqueur n'est proclamé, les journées suivantes pourraient être occupées par quatre tours de scrutin.

En 2005, Joseph Ratzinger avait été désigné en 24 heures tandis que huit tours de scrutin étalés sur trois jours avaient été nécessaires pour faire émerger le nom de Karol Wojtyla, futur Jean-Paul II en 1978.

Les six derniers papes ont tous été élus en quatre jours maximum.

Les cardinaux ont clairement affiché leur intention de tenir un conclave dans un délai restreint afin de pouvoir regagner leur diocèse avant les fêtes de Pâques.

"Cela fait dix jours que j'ai quitté mon diocèse et comme le dit la vieille chanson, 'je veux rentrer à la maison'", a commenté le cardinal américain Tim Dolan sur son blog vendredi.

Jusqu'au conclave de 2005, les cardinaux étaient contraints de demeurer dans les environs de la chapelle Sixtine, dont les plafonds sont ornés des fresques de Michel-Ange.

Pour soutenir les cardinaux, plusieurs sites web proposent aux croyants de parrainer un prélat, désigné au hasard, en priant pour lui. C’est le cas du www.missionconclave.com, qui attire des milliers d’internautes.

Reportage Antoine Giniaux.

La réunion se déroule désormais dans un confortable hôtel du Vatican et les prélats ne sont plus obligés de voter dans la chapelle elle-même.

Le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a indiqué que les cardinaux devront tirer au sort pour savoir quelle chambre de l'hôtel leur sera attribuée.

Intediction formelle leur est faite d'avoir des contacts extérieurs, que ce soit par courriels ou par téléphone. Des systèmes de brouillage ont été installés autour de la chapelle Sixtine et autour de l'hôtel pour empêcher les écoutes et les communications par téléphone portable.

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