nikola karabatic dans l'attente d'une décision sur les paris présumés illégaux
nikola karabatic dans l'attente d'une décision sur les paris présumés illégaux © reuters
MONTPELLIER (Reuters) - Nikola Karabatic a souhaité mardi qu'une décision soit prise le plus vite possible par le juge d'instruction qui l'a entendu dans le cadre de l'enquête sur les paris présumés illégaux sur un match de handball de Montpellier. Le joueur vedette de l'équipe de France, mis en examen comme 13 autres personnes pour "escroquerie" dans cette affaire, a toujours nié avoir parié sur le match entre son club et Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) du 12 mai dernier. Montpellier, alors assuré d'être sacré champion de France, avait perdu cette rencontre sur le parquet d'un club qui luttait pour sauver sa place en première division. "Je suis très content qu'on ait pu s'expliquer et d'avoir répondu aux questions de M. le juge", a-t-il dit mardi à la presse, à la sortie du tribunal de Montpellier, où il a maintenu sa version des faits. "J'ai répondu à toutes les questions que le juge avait à me poser (...) Je n'ai jamais été inquiet, je suis content d'avoir pu répondre à ses questions et, comme j'ai dit à M. le juge, maintenant j'ai hâte qu'on puisse arriver à une décision le plus rapidement possible." L'enquête s'est récemment concentrée sur le téléphone de Nikola Karabatic, sur lequel une application de paris en ligne a été téléchargée la veille du match. Selon son avocat Jean-Robert Phung, qui a demandé mardi au juge d'instruction de prononcer un non-lieu, l'application a été installée et utilisée par Géraldine Pillet, compagne du joueur. "Ils se servaient mutuellement de leur téléphone et il leur arrivait de mettre respectivement des applications sur le téléphone de l'autre", a-t-il répété mardi à la sortie de l'audition. "Nikola Karabatic affirme que ce n'est certainement pas lui qui s'est connecté, ni la veille, ni le jour du match. Le juge en tirera les conséquences qu'il veut." "Notre argumentation, tout le monde la connaît depuis le début. Je prétends que pour l'instant, le volet pénal s'est trompé (...) qu'ils sont en train de gérer du disciplinaire", a-t-il poursuivi. La mise en examen concerne en effet un présumé trucage du match mais pas les paris, qui sont légaux. Les règlement de la Ligue national de handball interdisent en revanche aux joueurs de parier sur les matches de leur compétition. Dimitri Moulins, avec Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.