Hillary Clinton a réagi, hier, au dérapage de Donald Trump qui, la veille, avait semblé encourager les détenteurs d'armes à stopper la candidate démocrate.

Le candidat républicain à la Maison Blanche est critiqué de toutes parts, y compris au sein de son propre parti.
Le candidat républicain à la Maison Blanche est critiqué de toutes parts, y compris au sein de son propre parti. © AFP / STEVE POPE

Cette énième provocation a suscité un nouveau tollé. Hillary Clinton a saisi l’occasion pour attaquer son adversaire. Lors d’un meeting en Caroline du nord, mardi, le candidat républicain a laissé entendre que si Hillary Clinton était élue présidente, et qu’elle nommait à la Cour suprême des juges déterminés à limiter le port d’arme, seuls les partisans du port d’armes pourraient l'empêcher. Une remarque largement interprétée comme un appel à la violence contre la potentielle présidente ou contre des magistrats.

Un nouveau dérapage qui a permis à Hillary Clinton d’attaquer Donald Trump sur son tempérament, à l’occasion d’un meeting dans l’Iowa hier. La démocrate a rappelé que les mots, lorsqu’on est président ou lorsqu’on est en campagne pour le devenir, peuvent avoir des conséquences énormes :

"Nous avons été les témoins de nouveaux propos qui, dans une longue lignée de déclarations désinvoltes, ont dépassé les bornes. Chacun de ces incidents démontre que Donald Trump n'a tout simplement pas le caractère requis pour devenir président et commandant en chef des Etats-Unis", a-t-elle dit.

Trump attaqué de toutes parts

Depuis lundi, de plus en plus de voix s’élèvent pour donner raison à la candidate. Le New York Times, dans un éditorial cinglant, appelle le Parti républicain à se désolidariser de son candidat, tandis que le Washington Post dénonce des propos irresponsables, qui auraient valus à Donald Trump une visite des services secrets s’il n’avait pas été un candidat à la présidentielle.

Une organisation est toutefois venue à la rescousse du candidat Républicain : la NRA, le puissant lobby des armes, qui se pose désormais comme un de ses plus fidèles alliés. Elle a déjà dépensé plus de six millions de dollars en publicité pour soutenir Trump et a fait savoir qu’elle entendait muscler ce soutien dans les semaines à venir.