PARIS, 30 novembre (Reuters) – A quelques heures de son rendez-vous avec François Hollande, Jean-Luc Mélenchon dépeint dans Libération, un Président "aussi aveugle que Louis XVI". L'ancien candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle dénonce la ligne "productiviste" du gouvernement socialiste, un modèle qui selon lui ne fonctionne nulle part.

"Hollande prend-il en compte le fait qu'il n'a pas été élu par les seules voix socialistes ? Pourquoi tient-il compte seulement des éléments les plus droitiers et les plus archaïques de sa majorité ?", s'interroge Jean-Luc Mélenchon.

A l'Elysée, après sa rencontre avec François Hollande, qui intervenait dans le cadre des consultations sur la réforme des institutions, Jean-Luc Mélenchon a dit avoir "plaisanté" de ses propos avec le chef de l'Etat.

Un rendez-vous qui a donné lieu à un chassé-croisé insolite entre Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, et Jean-Luc Mélenchon.

Alors que le chef de l'Etat sortait sur le perron de l'Elysée pour accueillir Mario Draghi, les journalistes présents lui ont demandé où était le leader du Front de gauche, entré une demi-heure auparavant mais pas encore ressorti du palais présidentiel.

"On va éviter la rencontre !", a lancé dans un sourire le président de la République, faisant allusion à la volonté du Front de gauche de mettre fin à l'indépendance de la BCE. Puis il a ajouté "Je vais faire les présentations".

"Je n'ai pas rencontré M. Draghi", a confirmé quelques minutes plus tard Jean-Luc Mélenchon. "Je vous laisse avec M. Draghi, rappelez-lui que la Banque centrale européenne ne doit pas rester indépendante et qu'il pourrait faire cesser toutes les misères de l'Europe si la Banque centrale prêtait directement aux Etats" a-t-il dit aux journalistes.

Cyril Graziani était sur place

Chine Labbé, Julien Ponthus et Elizabeth Pineau, édité par Gilles Trequesse et Gilles Trequesser

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.