DAKAR, 12 octobre (Reuters) - François Hollande a proclamé vendredi la fin de la "Françafrique" qui a caractérisé les rapports entre Paris et ses anciennes colonies depuis leur indépendance, lui préférant des liens marqués par le respect, la clarté et la solidarité.

François Hollande devant les députés sénégalais par Cyril Graziani

Dans un discours devant l'Assemblée nationale sénégalaise, le chef de l'Etat a invité l'Afrique à se prendre en mains et à se tourner vers l'avenir pour devenir "le continent où se joueral'avenir de la planète".

Le temps de ce qu'on appelait autrefois 'la Françafrique' est révolu. Il y a la France et il y a l'Afrique. Il y a le partenariat entre la France et l'Afrique, avec des relations fondées sur le respect, sur la clarté et sur la solidarité

"Les émissaires, les intermédiaires et les officines trouvent désormais porte close à la présidence de la République française comme dans les ministères", a-t-il ajouté.

Désireux de parler à l'Afrique "sans ingérence mais avec exigence", le président a invité les Africains à être fiers d'eux-mêmes et de leur parcours à travers l'Histoire.

"Je ne suis pas venu ici à Dakar pour montrer un exemple, pour imposer un modèle ni pour délivrer une leçon", a-t-il dit. "Je considère les Africains comme des partenaires, comme des amis (...) Je veux leur parler librement, directement, le faire sans ingérence mais avec exigence."

"Vous devez être fiers de vous-mêmes, vous devez être fiers de votre avenir", a-t-il encore déclaré. "Vous avez à faire le plus beau chemin possible, celui de votre développement."

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