Le président de la République tient ce jeudi sa deuxième grande conférence de presse... Et le contexte est loin d'être idéal. La veille, la France est officiellement entrée en récession. Comment remonter le moral des Français ?

L'enjeu est de taille : le chef de l'État veut "offrir une perspective d'espoir aux Français". Un éventuel retour de la croissance en 2014 ? Une baisse, enfin, du chômage ? Difficile de prédire ce que François Hollande aura à dire pour relancer, au moins, les espoirs placés dans son gouvernement depuis un an.

Mais qu'attendent les Français de leur président, un an après son élection ? Les réponses varient évidemment selon les camps.

Razzy Hammadi, secrétaire nationale du PS, veut des gestes plus forts encore.

Thierry Mariani, vice-président de l'UMP, espère que François Hollande finira par changer... de cap.

Marine Le Pen, elle, est déjà déçue par avance de l'intervention de François Hollande.

La cote de popularité de François Hollande ne cesse de chuter depuis un an. Certes les sondages ne sont pas bons, mais les résultats économiques ne suivent pas non plus. L'Insee vient officiellement de sceller l'entrée de la France en récession, avec un repli du PIB de 0,2% au premier trimestre, et une baisse du pouvoir d'achat (en baisse de 0,9% l'an dernier).

Du coup les Français attendent des gestes forts dans ce domaine.

Jacques Attali, essayiste et économiste, était l'invité du journal de 13h.

Le philosophe Marcel Gauchet espère beaucoup de choses pour l'An II de la président Hollande.

Il y a toutefois un point sur lequel la président Hollande met à peu près tout le monde d'accord : la diplomatie. L'intervention au Mali par exemple a été saluée y compris dans l'opposition.

Pour Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, le changement est évident dans la diplomatie française.

.Sur la forme, cette nouvelle conférence de presse sera très similaire à celui du 13 novembre. Environ 400 journalistes seront réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée. François Hollande interviendra d'abord seul pendant vingt minutes, avant de répondre aux questions des journalistes. Il devrait ensuite rendre visite aux députés et sénateurs socialistes, en compagnie de Jean-Marc Ayrault.
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