François Hollande a promis lundi aux dirigeants de petites et moyennes entreprises d'assurer la stabilité fiscale, législative et réglementaire s'il remporte l'élection présidentielle.

Le candidat socialiste, favori des sondages, a cité devant l'organisation patronale CGPME ses propositions pour favoriser l'investissement, et répété sa promesse de moduler le taux d'impôt sur les sociétés selon la taille de l'entreprise.

Il a répliqué aux attaques de Nicolas Sarkozy contre les syndicats et les corps intermédiaires, accusés par le président-candidat de freiner la réforme du pays.

"Il n'est jamais bon de mettre en cause des organisations syndicales de salariés, de leur manquer de respect, d'avoir du mépris", a dit François Hollande.

"Moi, je crois aux corps intermédiaires, je pense qu'il est utile d'avoir des organisations professionnelles, d'avoir des hommes et des femmes qui se consacrent à la défense de leurs intérêts, qui sont aussi les nôtres."

Pour la fiscalité des entreprises, "nous devons mettre de la progressivité aussi dans l'impôt sur les sociétés", a dit François Hollande, qui prévoit un taux de 15% pour les très petites entreprises, 30% pour les moyennes, et 35% pour les grandes, contre 33,3% actuellement pour toutes.

Aux patrons de PME, qui plaident contre les modifications fréquentes des textes, qui créent pour eux une grande insécurité, il a promis "une nouvelle donne" : "vous assurer la garantie non seulement de la non-rétroactivité (de ces textes) mais aussi d'éviter la profusion de textes".

Pour favoriser l'investissement, François Hollande a rappelé son souhait de créer un livret d'épargne industrie pour les particuliers, dont les fonds seront dédiés au développement des PME, et de fusionner les dispositifs actuels dans une banque publique d'investissement, qui, aux côtés des fonds de développement régionaux, assurerait l'aide aux projets avec un "interlocuteur unique".

"Nous avons des objectifs communs : nous voulons davantage de création de richesse, se sont les entreprises qui y pourvoient, nous voulons des territoires plus vivants (...) nous avons à améliorer notre compétitivité (...) et nous avons l'exigence de notre propre indépendance", a dit François Hollande.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.