françois hollande en algérie
françois hollande en algérie © reuters

François Hollande a dénoncé jeudi le système colonial "profondément injuste et brutal" instauré en Algérie durant 132 ans par la France, au deuxième jour de sa visite d'Etat dans l'ancienne colonie.

"Je reconnais ici les souffrances que le système colonial français a infligées au peuple algérien", a déclaré le président français dans un discours devant le Parlement algérien.

"La vérité, elle n'abîme pas, elle répare. (...) L'Histoire, même quand elle est tragique, douloureuse, elle doit être dite", a-t-il souligné.

Extrait du discours de François Hollande.

François Hollande avait indiqué mercredi lors d'une conférence de presse que son déplacement ne serait pas celui de la repentance mais qu'il entendait poser un regard "lucide" sur 132 ans de colonisation et huit ans de guerre.

"Histoire" ou "repentance" ?

"Je connais les attentes du peuple algérien à l'égard de la France en ce qui concerne la colonisation", a-t-il indiqué dans un entretien publié jeudi par le journal El Watan. Et effectivement, le discours du président français a beaucoup ému du côté du peuple algérien.

Pour Ihsane El Kadi, journaliste algérien, ce discours "restera dans l'Histoire".

Son de cloche très différent du côté du Front national. Pour son numéro 2 Louis Halliot on est ici dans la "repentance".

François Hollande et son homologue Abdelaziz Bouteflika ont signé mercredi une déclaration commune dans laquelle ils s'engagent à mettre en oeuvre "un partenariat exemplaire et ambitieux".

Le salut à la jeunesse algérienne

Après son discours au parlement, François Hollande a repris un bain de foule à Alger. Il s'est longuement recueilli devant la plaque apposée en souvenir de Maurice Audin, ce mathématicien de 25 ans qui militait pour l'indépendance et qui, arrêté puis torturé par les Français en 57 n'est jamais réapparu. Une visite également au cimétière européen de Bologhine en bord de mer, un salut au monument aux soldats de l'armée d'Afrique, enfin le dépôt d'une gerbe sur la stèle du monument aux martyrs.

Et puis François Hollande s'est rendu à Tlemcen et son université où l'attendait le président Bouteflika. le président français avait promis d'autres ouvertures en direction de la jeunesse algérienne.

Reportage à Tlemcen de Luc Lemonnier

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