Pôle emploi à Nantes
Pôle emploi à Nantes © Franck Dubray/Ouest-France/MaxPPP

Ce chômeur de 43 ans en fin de droits a choisi de mettre fin à ses jours devant l’agence de Pôle emploi Nantes-Est dont il dépendait.

Il s’est aspergé d’essence et y a mis le feu. Malgré l'intervention rapide des secours, l'homme est mort.

Lundi matin plusieurs médias locaux avaient reçu un message de cet homme qui menaçait de passer à l’acte pour protester contre le rejet de son dossier alors qu'il estimait avoir travaillé suffisamment d'heures.

L'homme, avait également fait part de ses intentions à Pôle emploi, qui l'a recontacté pour rechercher les solutions possibles, affirme Jean-Charles Steyger, conseiller pole-emploi à Nantes et délégué syndical du SNU, joint par Jérôme Jadot

Personne ne l'a vu effectuer son geste

Les premiers éléments de l'enquête

Ce chômeur voulait protester contre le rejet de son dossier, alors qu'il estimait avoir travaillé suffisamment d'heures.

Brigitte Lamy, procureur de la République de Nantes, jointe par Cécilia Arbona

Lundi dernier, il avait annoncé son intention de passer à l'acte en envoyant des e-mails.

Ecoutez les précisions de François Rivaud

Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer ce qui a conduit à un tel geste de désespoir, indique le ministère du Travail dans un communiqué.

Le gouvernement dit son "émotion"

Attendu à Nantes dans la soirée avec le directeur général de Pôle emploi, Michel Sapin a adressé dans un communiqué ses "condoléances émues" aux proches de la victime.

Le ministre du Travail a rendu hommage aux agents "pour les efforts qu'ils ont fourni sans avoir pu, aujourd'hui, éviter ce drame effroyable".

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Jean-Marc Ayrault a exprimé sa "très forte émotion".

Du côté des employés de Pôle emploi, l'affaire a beaucoup choqué. Jean-Charles Stéguère est délégué national du Syndicat National Unitaire, majoritaire à Pôle emploi. Pour lui, il faut aussi soutenir les employé de l'agence, qui font de plus en plus face à des situations désespérées : les chômeurs en fin de droit vont être particulièrement nombreux en 2013.. Le syndicaliste espère obtenir de Michel Sapin une conférence nationale exceptionnelle sur le chômage en France.

"C'est quotidien, les insultes, l'incompréhension des usagers, de plus en plus nombreux et de plus en plus pauvres"

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