[scald=68069:sdl_editor_representation]MARSEILLE (Reuters) - Le parquet de Marseille ouvrira en début de semaine prochaine une information judiciaire pour "blessures involontaires et homicide involontaire" après la mort d'une ancienne porteuse de prothèses mammaires défectueuses.

De source judiciaire, on précise samedi que l'instruction sera confiée à la juge d'instruction Annaïck Le Goff, en charge du pôle de santé publique, qui devrait rapidement ordonner une expertise pour établir un éventuel lien entre le cancer des ganglions de la victime et ses implants.

Agée de 53 ans, Edwige Ligonèche s'était fait poser en 2006 des implants mammaires de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP), dont les modèles ont été retirés du marché en mars 2010 en raison de la non-conformité avec les règles médicales en vigueur du gel.

La soeur de la victime doit également déposer plainte pour les mêmes qualifications dans la semaine à venir auprès du parquet de Marseille.

Plus de 2.000 plaintes de porteuses de prothèses de la société PIP ont été déposées depuis le mois de mars 2010, date de l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "faux et usage de faux, publicité mensongère et tromperie sur les qualités substantielles d'un produit, mise en danger de la vie d'autrui".

Quelques jours plus tard, l'entreprise PIP a été mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Toulon. L'ex-numéro trois mondial du secteur était en proie depuis plusieurs mois à des difficultés financières et accusait un déficit de 9 millions d'euros au moment de sa liquidation.

Environ 30.000 femmes portent des prothèses PIP en France, soit 6 % des femmes porteuses d'implants mammaires en silicone dans le pays, d'après l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps).

Jean-François Rosnoblet, édité par Benjamin Massot

Mots-clés :

Derniers articles

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.