Alors que les intempéries hivernales déversent leur lot de crues, la Gemapi (gestion des milieu aquatiques et la prévention des inondations), est une pomme de discorde pour élus et habitants des communes inondées. Cette récente taxe s'accompagne d'une nouvelle compétence en matière de risque des inondations.

Une rue de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) le 25 janvier 2018
Une rue de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) le 25 janvier 2018 © AFP / Philippe LOPEZ

La nouvelle taxe Gemapi, institué sous François Hollande, sur la prévention des inondations est entrée en vigueur le 1er janvier. Jusqu'à présent, c’était l'État qui la prenait en charge mais désormais, ce sont les intercommunalités qui prélèveront cet impôt. 

La taxe Gemapi : plus de responsabilités pour les maires

À Couilly-Pont-aux-Dames en Seine-et-Marne, par exemple, le Grand Morin est en crue, même inondation qu'en 2016 et même cause : le ruissellement des eaux d'urbanisation. Pour bien faire, il faudrait construire un bassin de rétention mais le coût serait trop élevé pour les collectivités. Jean-Louis Vaudescal, le maire de Couilly-Pont-aux-Dame se demande donc s'il doit faire supporter à ses administrés, traumatisés par les inondations, ce nouvel impôt. "Il va falloir que l'État se souvienne qu'il nous a baissé beaucoup de moyens et qu'il nous demande là de prendre une compétence qui demande une expertise technique folle et un coût très important", explique Jean-Louis Vaudescal.

La taxe Gemapi est de 40 euros par an et par habitant maximum mais dans certaines communes, les inondations ont déjà coûté très cher aux habitants. Une nouvelle taxe parfois vécue comme une double peine puisqu'elle pose la question de la solidarité nationale devant l'impôt et qu'elle est souvent supportée par une population déjà affectée.

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