ROUEN (Reuters) - Les salariés de Petroplus s'inquiètent des retards pris par les travaux nécessaires au redémarrage de la raffinerie de Petit-Couronne (Seine-Maritime) arrêtée depuis plus deux mois.

Nicolas Sarkozy avait annoncé le 24 février dernier aux 550 salariés du site la signature d'un accord avec Shell pour redémarrer temporairement cette raffinerie, tout en précisant qu'une solution définitive était encore à trouver.

Le contrat de façonnage (processing) doit donner du travail pendant six mois à la plus ancienne raffinerie de France mais il faudra deux mois de travaux pour la remettre en état de marche, pour un coût évalué à 50 millions d'euros.

A la veille de la date butoir pour la remise des offres d'achat de la raffinerie, le 15 mars, Yvon Scornet, porte-parole de l'intersyndicale réunissant la CGT, la CFDT, la CFE-CGC et trésorier CGT du comité d'entreprise (CE), a expliqué mercredi que les fonds promis pour effectuer ces travaux étaient encore bloqués "pour différentes raisons administratives".

Yvon Scornet cite notamment les autorisations que doit fournir la Sagess (Société anonyme de gestion des stocks de sécurité) avant le redémarrage.

Trois semaines après la visite de Nicolas Sarkozy sur le site, l'intersyndicale constate dans un communiqué que "rien n'a bougé" et que "pour l'heure, les travaux de redémarrage n'ont toujours pas commencé". Elle demande un rendez-vous avec le président.

Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire sur le "siphonage" présumé de la trésorerie de Petroplus France vers des filiales à l'étranger.

Marc Parrad, édité par Yves Clarisse

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