En conclusion : les magistrats financiers considèrent que « la gestion qui a été menée peut être qualifiée de complexe, voire d’opaque, en raison de l’ingénierie financière mise en œuvre, dont certains aspects sont aujourd’hui prohibés en raison de leur nocivité . »

« Elle présente même des irrégularités, notamment en ce qui concerne la mise en œuvre de la stratégie de transformation « actif-passif » qui consistait à placer des fonds empruntés . »

Par exemple, « un prêt a été obtenu par SOGINORPA en le justifiant par un besoin de financement lié aux opérations de réhabilitation du logement social alors qu’en réalité l’objectif poursuivi consistait à réaliser des placements financiers » , s’étonne la Chambre régionale des comptes du Nord-Pas-de-Calais.

Sur le moyen et long terme, la CRC s’inquiète de cette « gestion active de la dette » :

« Les résultats de cette gestion sont incertains et aléatoires, peut-on notamment lire dans le rapport de la CRC. Limités aux flux financiers, les résultats de la gestion de la dette étaient favorables avec un produit financier de plus de 13 millions d’euros au 31 décembre 2008. Mais ce bon résultat doit être nuancé et se justifie par l’octroi de taux d’intérêt bonifiés en début de contrat, en contrepartie de l’acceptation des risques pour les années suivantes . Au 31 décembre 2009, la soulte susceptible d’être réglée par SOGINORPA pour la modification ou la résiliation des contrats risqués était évaluée à 70 millions d’euros . En matière de placements, les bons résultats constatés, plus de 117 millions d’euros de recettes, doivent également être nuancés par les moins-values pour cession de valeurs mobilières de placement, d’un montant de 16 millions d’euros, et par la provision pour dépréciations qui était évaluée à 115 millions d’euros, soit 25 % du portefeuille. »

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