CHÂTEAUBOURG, Ille-et-Vilaine (Reuters) - Jean-Louis Borloo, qui avait pris ses distances avec Nicolas Sarkozy avant de lui accorder un soutien "vigilant" à la tête du Parti radical, participera à la campagne du président-candidat.

"Jean-Louis a été mon ministre pendant près de cinq ans. Ça a été un très bon ministre. Nous nous voyons très régulièrement", a déclaré mardi Nicolas Sarkozy en marge d'un déplacement électoral en Ille-et-Vilaine.

"Il s'est donné beaucoup de mal pour que le Parti radical me soutienne et il sait que je serai très heureux qu'il joue un rôle dans ma campagne. Je lui ai toujours dit et il le fera", a-t-il ajouté à la sortie d'un restaurant "routier" de Châteaubourg, où il a déjeuné.

Meurtri de ne pas avoir obtenu le poste de Premier ministre, un temps promis, lors du remaniement gouvernemental de novembre 2010, l'ex-ministre de l'Ecologie avait quitté l'équipe de François Fillon.

Jean-Louis Borloo, qui a songé un temps se présenter à l'élection présidentielle avant de renoncer à son projet, a obtenu avec difficulté du Parti radical, qu'il préside, un soutien de "principe" à la candidature de Nicolas Sarkozy lors du congrès de samedi dernier.

Il ne s'est toutefois pas rendu au meeting du président-candidat dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis), mais il s'est félicité lundi soir des propositions avancées par le chef de l'Etat sur TF1, comme un impôt pour lutter contre l'exil fiscal.

Il estime que ces mesures vont "dans le sens d'une France forte et juste, conformément aux voeux des radicaux".

Yann Le Guernigou, édité par Sophie Louet

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.