LILLE, Nord (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a affirmé mardi soir à Lille sa volonté d'être le premier candidat de gauche au soir du premier tour.

"Nous ne sommes pas la voiture balai du PS mais la locomotive de toute la gauche", a lancé Jean-Luc Mélenchon, porté par des sondages favorables qui le placent en course pour la troisième place.

Le leader du Front de gauche a martelé que son objectif était de créer une dynamique pour être en tête de la gauche au premier tour: "La rivière est sortie de son lit, elle n'y retournera pas de sitôt".

Monté à la tribune aux cris de "président!", il a affirmé devant 23.000 personnes, d'après les organisateurs, que le Front de gauche était "en train de devenir le front du peuple" et a scandé son intention: "être en tête de la gauche au premier tour".

"We are very dangerous", s'est-il amusé. "Le Front de gauche est une force autonome, indépendante qui ne compte que sur lui même", a-t-il lancé à l'adresse du PS.

En réponse à Jérôme Cahuzac, l'un des responsables de l'équipe de François Hollande qui avait évoqué un accord entre le PS et le Front de gauche pour les législatives, Jean-Luc Mélenchon a raillé "ce gros menteur de Cahuzac".

"Leur imaginaire politique ne va pas au-dessus des magouilles", a-t-il ajouté.

Toujours en direction du PS, l'ancien socialiste a dénoncé un éventuel "vote utile" en faveur de François Hollande: "pour l'honneur du pays et de la gauche, le vote utile c'est d'être devant Marine Le Pen, la bête doit rester dans sa boîte".

Pierre Savary, édité par Guy Kerivel

Lien Image CDC Hollande
Lien Image CDC Hollande © Radio France
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.