Jean-Marc Ayrault
Jean-Marc Ayrault © Radio France

Pas question que la garantie de l'Etat permette aux dirigeants d'un établissement financier en quasi-faillite de se verser des indemnités. Jean-Marc Ayrault a estimé, ce soir sur France Inter, que de telles pratiques seraient "un scandale" dans le cas du CIF.

L'Etat a apporté hier sa garantie au Crédit immobilier de France, dont le modèle économique basé sur le recours aux marchés ne lui permet plus de se financer seul.

Le PDG du CIF, Claude Sadoun a été remplacé vendredi par Bernard Sevez. Selon latribune.fr, le nouveau dirigeant a versé 1,5 million d'euros à son prédécesseur.

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a averti qu'il s'attendait "à ce que l'ancien dirigeant du CIF renonce à toute indemnité".

Jean-Marc Ayrault a donc enfoncé le clou sur France Inter. Invité de la nouvelle émission Tous politiques, le Premier ministre a prévenu qu'il n'accepterait pas le versement d'indemnités aux dirigeants du CIF : "L'actuel responsable a en l'occurrence aussi sa part de responsabilité, donc il faut que les règles soient respectées et que ce dirigeant s'en aille sans indemnité et sans récompense comme une retraite-chapeau, ce qui serait profondément scandaleux".

Le Parlement et la Commission européenne devront valider la garantie apportée par l'Etat au CIF. Cette disposition devrait être intégrée à la prochaine loi de finances.

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