Gagner une médaille aux Jeux Olympiques, ça rapporte de l'argent. Mais pas tant que ça. Depuis 2011, ces primes sont soumises à l'impôt.

La judoka française Clarisse Agbegnenou, médaillée d'argent dans la catégorie des -63 kilos
La judoka française Clarisse Agbegnenou, médaillée d'argent dans la catégorie des -63 kilos © AFP / Toshifumi Kitamura

Une médaille pour un athlète français, c'est un joli souvenir à poser sur la cheminée. Mais pas seulement, ça rapporte aussi de l'argent. 50 000 euros la médaille d'or, 20 000 celle en argent et 13 000 la médaille de bronze. Une somme qui ne va pas directement dans la poche des sportifs : elle passe d'abord par la case fiscale.

La prime soumise à l'impôt

Avant 2011, les champions étaient exonérés d'impôt. Mais depuis cinq ans, la donne n'est plus la même. Bercy les oblige à reverser une partie de leur prime. Motif invoqué : chacun doit participer à l'effort pour améliorer l'état des finances du pays, sportifs compris.

Un mécanisme plus avantageux

Les champions bénéficient malgré tout d'un mécanisme plus avantageux que le contribuable lambda. Au lieu de tout déclarer d'un coup, l'athlète médaillé peut, depuis l'an dernier, étaler sa prime sur quatre ans. Objectif : éviter un choc fiscal trop important, notamment pour ceux qui vivent difficilement de leur discipline. Car, si on a tendance à l'oublier, près de la moitié des sportifs français présents à Rio gagnent moins de 500 euros par mois.