Joe Cocker en 2002
Joe Cocker en 2002 © MaxPPP / Alpha Press

Le bluesman à la voix rocailleuse, reconnaissable entre toutes, s’est éteint à l’âge de 70 ans. Retour sur la carrière d’un immense interprète en cinq morceaux.

1968, "Marjorine" : les prémices d’une carrière

C’est le morceau qui l’a lancé. Au début des années 1960, Joe Cocker a la vingtaine. Il joue des reprises avec ses groupes (Vance Arnold and the Avengers, Joe Cocker’s Big Blues, puis the Grease Band) dans des pubs de Sheffield. C’est à ce moment-là, que le producteur de Procol Harum et des Moody Blues, Denny Cordell, le remarque, et lui propose d’enregistrer Marjorine en solo. La chanson obtiendra un succès d’estime aux Etats-Unis.

1969, "With a little help from my friends" : la révélation à Woodstock

Joe Cocker avait déjà réalisé une reprise des Beatles : I’ll Cry Instead , avec Jimmy Page à la guitare, en 1964. Mais c’est cette seconde reprise qui restera à jamais dans les esprits. Le jeune homme, les cheveux longs collés par la sueur annonce en préambule : "Cette chanson s’appelleWith a little help from my friends , souvenez-vous en." On s’en souviendra.

Paul McCartney, le Beatles qui l’a composée, lui aussi se souvient de la première fois que Joe Cocker lui a présenté sa version de la chanson.

C’était complètement incroyable. Il avait complètement transformé ma chanson en un titre de soul.

Eric Albert, à Londres, pour France Inter.

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L'hommage de Paul McCartney

1974, "You are so beautiful" : la période des démons

Après des années de tournées et d’abus en tous genres (marijuana, heroïne), Joe Cocker garde une seule addiction : l’alcool. Et un surnom : Mad Dog, le chien fou. Fin 1973, il enregistreI can stand a little rain sur lequel figureYou are so beautiful , co-écrit par Billy Preston. Le titre atteint la cinquième place aux Etats-Unis, mais ses prestations scéniques commencent à sentir l’ether. Rares sont les concerts que le chanteur mène jusqu’au bout.

1986, "You can leave your hat on" : LA chanson de strip-tease

Une chanson devenue culte par son utilisation dans la scène de strip-tease du film 9 semaines et demie , d’Adrian Lyne. Effeuillage signé Kim Basinger. Bande son osée. Le titre, composé par l’américain Randy Newman, figure surCocker , un album que le chanteur dédie à sa mère, décédée pendant les enregistrements en studio.

Kim Basinger - 9 Semaines et demipar loupgris75

1987, "Unchain my heart" : son dernier tube planétaire

Et là encore, il s’agit d’une reprise. L’original est signé d’un des modèles de Joe Cocker : Ray Charles. L’album du même nom,Unchain my heart , passe tout près de raffler un Grammy Award.

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