Journal d'un corps, de et par Daniel Pennac

Comment rendre compte de la réalité de cette machine physique avec laquelle chacun d’entre nous se doit de composer tout au long de l’existence ? Avec Journal d’un corps , Daniel Pennac a décidé de nous entraîner sur le terrain des sécré- tions, des maux et des humeurs. En forme de check-up au long cours, le journal de bord qu’il prête au héros de son roman a pour premier objet cette enveloppe charnelle nous servant de véhicule du premier souffle au dernier soupir.En brisant le tabou d’une sphère de l’intime réservée à nos dossiers médicaux, Daniel Pennac envisage la vie comme une galaxie de maux. Du zona de l’enfance aux polypes dans le nez, des désordres des sphincters jusqu’au glas sonné par le coup de grâce d’une prostate défaillante... De douze à quatre-vingt-sept ans, cette vie d’homme est cadrée au pied du mur de ses pathologies.Leçon d’anatomie en forme d’éloge de l’observation expérimentale in vivo, Journal d’un corps , à l’image du fameux tableau de Rembrandt, méritait d’être exposé dans son oralité pour sortir du cercle de silence liant un livre à son lecteur. Adaptant son roman pour le porter lui-même sous les feux de la rampe avec la complicité du regard de Clara Bauer, Daniel Pennac se joue de cette mise en espace pour transmettre son manifeste comme un nouveau manuel de savoir vivre à l’usage de toutes les générations.

De et par Daniel Pennac Mise en espace Clara Bauer Décors, costumes et lumières Oria Puppo

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