Economie Dernières nouvelles de la guerre économique Résumé des chapites précédents : la Bear Sterns (USA) en faillite a été rachetée par JP Morgan Chase, elle-même quasiment en faillite, La banque Northern Rock (GB) a été nationalisée, Fanny Mae et Freddy Mac (USA), assureurs de crédits hypothécaires ont été nationalisés, AIG, 1° assureur mondial a été nationalisé, Lehman Brothers a été mise en faillite, Dexia a été recapitalisée, toutes les plus grandes banques du monde ont été recapitalisées, les Bourses ont perdu plus de 50%. Les Etats-Unis ont mis près de mille milliards de dollars au pot, la Chine 450 milliards, l’Europe plus de 200 milliards d’euros. En additionnant tous les plans de relance, de soutien, de rachat de créances pourries on en est, grosso modo, à 5000 milliards de dollars, soit 8% du PIB mondial. Pendant ce temps-là, la crise continue. Titre : Il faut sauver l’Industrie ! Texte Ce jour-là, Bush annonça 13.4 milliards de dollars pour sauver General Motors et Chrysler. Du coup Ford demanda 9 milliards de dollars. D’accord, dirent les équipes de Bush et Obama, mais un peu plus tard. En échange, fut demandé aux trois constructeurs un « vaste plan social ». Les trois géants de Détroit avaient stoppé leurs 59 usines pour un mois, et réduit leurs effectifs de 210000 personnes depuis 2005. Mais tout était prêt pour une nouvelle restructuration « drastique ». GM proposa de réduire ses effectifs de 31500 postes. Paulson exigea en plus que tous les salaires des cols bleus diminuent de 33%, afin de s’aligner sur ceux des ouvriers japonais. « OK, dirent les PDG. Et les dividendes ? » « Plus de dividendes jusqu’à ce que le fric soit remboursé. » « Et les jets privés ? » « Plus de jets privés. » A Paris, Carlos Ghosn, patron de Renault, surnommé le « cost-killer », le « Nivelle de l’auto » par d’autres, le « Nul » par les plus sobres, demanda une rallonge sous les mêmes conditions qui lui fut provisoirement refusée. Pendant ce temps sur le front de la transparence, l’affaire Madoff continuait à faire des ravages. L’escroquerie de 50 milliards de dollars, après avoir touché les riches commençait à accabler les pauvres. Natixis, la banque d’affaires fondée par les Dupont-Dupond de la finance, Dupond et Milhaud, respectivement tenanciers des Caisses d’Epargne et des Banques populaires, n’en finissaient pas de découvrir des pertes liées au système Madoff, grace à un système de poupées gigognes de Sicav, au fond desquelles on trouvait le cancrelat Madoff, et dont ils étaient incapables d’expliquer le fonctionnement. Mais Dupond et Milhaud, le premier n’ayant jamais pu dépasser la table de multiplication par sept et le second la règle de trois, déclaraient tenir la tranchée. A Paris, Sarkozy, poussé par l’Etat-major des banquiers, en profitait pour « accélérer les réformes ». La Poste devenait une société anonyme. Bailly, son patron, se voyait déjà couvert de stock-options, et on dut le calmer. Cependant, Augustin de Romanet, dit « le Curé », patron de la Caisse des dépots et consignations, était sommé d’abonder immédiatement au fonds souverain de la France, le FSI (fonds d’investissements stratégique) nouvelle division de fer à engager au combat. Le Curé gémit qu’il n’avait plus un rond. Mais il dut avancer illico 10 milliards d’euros, Woerth (Ministre du budget) en avançant 10 autres. Le Curé fut nommé président du conseil d’administration. Un vague Gilles Michel, ancien marchand de voitures, prit la direction assisté de Kessler-le-Riscophile, et de Patricia Barbizet la Môme à Pinault, la P... à Momo, ricanait Devedjian, nouveau Ministre de la relance. Jean-François Dehecq, gestionnaire calamiteux de Sanofi, fut chargé par Christine Lagarde de présider le Comité d’orientation avec pour mission immédiate de sauver, dix ans après le premier sauvetage, Thomson. (A suivre) Nota bene: Cette chronique est parue dans "Charlie"

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