Dernières nouvelles de la crise Résumé des chapitres précédents : Tandis que Patrick Devedjian promène son inutilité de salon en conseil avec Christine Lagarde muette sur tous les sujets, Eric Woerth annonce une explosion du déficit budgétaire. 6. Sarko se révolte contre les banquiers ! Or il apparut que les recettes fiscales s’effondraient et que le déficit dépasserait les 80 milliards d’euros. D’où sortirait l’argent ? De l’emprunt, dit Woerth. Mais il semblait que l’Allemagne commençait à avoir des difficultés à emprunter pour financer son second plan de relance de 100 milliards d’euros ; et l’annonce du méga-plan Obama de 830 milliards de dollars était inquiétante : les américains n’assècheraient-ils pas le marché international du crédit ? Pourquoi, Dieu du marché, les banques ne prêtaient plus ? Le président décida d’attaquer les banques bille en tête. Non seulement elles se ridiculisaient dan l’affaire Madoff, mais ne donnaient aucun crédit. Les 360 milliards de crédit garantis, dont 40 injectés en cash ne servaient à rien. Les grosses banques avaient été recapitalisées à hauteur de 10.5 milliards en vain. Trichet marmonnait dans son dentier une nouvelle baisse des taux d’intérêt. Le taux du livret A s’était effondré pour le plus grand bonheur des banquiers. Et voila que les banques et les entreprises s’apprêtaient à distribuer des dividendes à leurs actionnaires ! Les profits du CAC 40 n’avaient quasiment pas baissé (94 milliards d’euros contre 100 en 2007), les banques se portaient bien, même Renault affichait 1.8 milliards d’euros de profit tout en s’apprêtant à dégraisser 5000 salariés. La BNP avait distribué au titre de 2007 3 milliards d’euros de dividendes : combien distribuerait-elle au titre de 2008 ? N’était-ce point faire passer directement l’argent des contribuables dans les poches des actionnaires et des patrons ? D’autant que ces derniers n’avaient absolument pas oublié les parachutes dorés, ni les cumuls des mandats sociaux et des contrats de travail. Frédéric Oudéa, patron de la BNP, s’offrait une part fixe de 850000 euros plus 1.7 millions de variable. Baudouin Prot, patron de la BNP, qui venait de se ridiculiser dans l’affaire Madoff, affichait du 2.7 millions. Bref, tout continuait comme avant, sauf qu’on bossait directement avec l’argent piqué au contribuable. Cependant Augustin de Romanet dit le Curé, patron de la Caisse des dépôts et du fonds de solidarité, fit remarquer que les banques refusaient non seulement de prêter, mais de faire le ménage dans leur bilan pour en sortir enfin tout ce qui était pourri. A charge de sa démonstration il cita la Deutsche Bank qui plongeait dans le rouge, ainsi que la BNP qui devrait annoncer de mauvais résultats pour son dernier trimestre. Ricol-le-Guignol, médiateur du crédit, approuva. « Que faire ? » demanda le président à Devedjian. « Rien » dit celui-ci. « Je suis d’accord, mais comment faire diversion ? » « Taper sur les grévistes de la Gare Saint-Lazare et annoncer une réforme de service minimum. » Sitôt dit sitôt fait, les bons syndicalistes furent félicités et les mauvais vilipendés. Cependant Carlos Goshn, dont la gestion lamentable avait provoqué l’effondrement du marché de Renault, avait promis à ses actionnaires une hausse de dividende de... 250% ! Il affichait néanmoins un petit profit (1.8 milliards) et demandait carrément 3 milliards d’euros pour sa filiale Renault Crédit. L’Etat lui avait déjà donné une prime à la casse, avait abondé à hauteur de 500 millions pour cette filiale Renault Crédit, s’apprêtait à une nouvelle rallonge du double, mais ça ne suffisait pas. « Nos patrons sont-ils plutôt exécrables ou plutôt minables ? » demanda Sarko à Devedjian, qui leva les yeux au ciel : « Les deux, Mon Général. » « C’est vrai que Cicurel (patron de la Banque Rothschild ndlr) a dit : « Quand j’entends le mot refondation du capitalisme je sors mon revolver ? » « Et toi grommela, Devedjian dans sa barbe, tu as commencé ton quinquennat par une autopromotion et un voyage sur le yacht d’un financier... » (A suivre)

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