Dernières nouvelles de la crise Résumé des chapitres précédents : l’inutile Devedjian bat la campagne en agitant une bourse qu’il croit pleine ; Christine Lagarde vient d’apprendre la règle de trois et découvre que le PIB de la France est en chute libre. 6. Devedjian le cave se rebiffe. Or il apparut que non solum les banques ramassaient le pognon et non seulement le gardaient, faisaient de substantiels profits sur 2008, sed etiam s’apprêtaient à verser des bonus, des dividendes, et plus si affinité. Pauget, le patron du Crédit agricole, ancienne coopérative transformée en société anonyme pour le plus grand bonheur des chefs et des spéculateurs, renvoya les pouvoirs publics chez eux en déclarant qu’il n’avait de comptes à rendre qu’à son conseil d’administration. « Et quand l’Etat te prête du fric, tu rends compte à qui ? » explosa Devedjian. « C’est pas pareil, dit Pauget. » Pendant ce temps Christine Lagarde et la Direction de la prévision comptaient les défaillances d’entreprises : 58000 en 2008, en hausse de 17% ; en hausse de 38% dans le secteur automobile. Même si la note de la France n’était pas dégradée comme celle de l’Irlande, de la Grèce, ou de l’Espagne, la situation était grave. Les prévisionnistes attendaient une chute du PIB de plus de 2%. L’Allemagne annonçait 2.25% de baisse, autant pour le Japon, dont le premier Ministre prévoyait la « plus terrible crise depuis cent ans. » La prestation de serment d’Obama n’avait pas fait remonter les Bourses, qui semblait de plus en plus plombées par les financières et les banques. Voyant cela, le président décida de donner à la clique bancaire 10 milliards de plus de recapitalisation, sans conditions, en lui faisant promettre de limiter les bonus, mais lui laissant totale liberté sur les dividendes. « De l’eau dans du sable » murmurèrent les experts. Cependant la presse économique titrait : « A quoi sert Devedjian ? » « A rien, comme toujours » répondait en chœur la classe politique. Ce qu’entendant, le cave décida de s’agiter plus encore et de partir sur les routes encourager les PME. Mais les PME faisaient comme les grosses entreprises : elles réclamaient de l’argent qui ne venait pas – seule l’automobile put racler 5 milliards de plus - et licenciaient par anticipation. Le contingent d’heures sup favorisé par la loi TEPA (travail emploi pouvoir d’achat) se mit à fondre comme bonus sous l’opinion publique. Les intérimaires étaient renvoyés. Le chômage technique explosait. L’INSEE annonça (discrètement) une hausse du chômage de deux points. A ce moment-là les socialistes entrèrent en piste avec leur contre plan. Martine Aubry proposa un plan de 50 milliards d’euros : hausse du Smic et prime de 500 euros pour les titulaires de la prime, construction de logements sociaux et d’infrastructures, avec en contre partie suppression de la loi TEPA et du bouclier fiscal, baisse de la TVA, remboursement des aides aux entreprises qui licenciaient en faisant des profits. Bref, un plan keynésien semblable au plan de Sarkozy, simplement un peu plus accès sur la consommation. « Scandale ! » tonna Devedjian. « Démagogie ! pourquoi pas 100 milliards d’euros ? Moi j’ai 26, mais c’est du vrai ! » « Tu n’as rien, soupira Woerth. Tes 26 milliards sont des crédits déjà votés, simplement avancés. Pas la peine de faire le malin avec ta bourse, elle est vide. C’est comme les 360 milliards « injectés » dans l’économie. C’est pas du net, du cash, c’est du crédit à rembourser. Tu piges ? » Devedjian réfléchit. (a suivre)

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