Juillet 2003 : Relance de l’affaire Mecili

C’est le travail du juge Baudoin Thouvenot qui va relancer l’affaire Mecili

Nouvel Observateur Mecili
Nouvel Observateur Mecili © Radio Fra
Le 2 juillet 2003 , le magistrat entend un officier dissident algérien réfugié en Allemagne, Mohammed Samraoui, ancien membre des services secrets algériens, au moment de l’assassinat de Mecili.

Dans un livre paru en 2003, aux éditions Denoël, le colonel Samraoui expliquait comment les généraux avaient manipulé les groupes islamistes afin de conserver le pouvoir.

Au juge Thouvenot, Samraoui affirme avoir assisté fin juin-début juillet 87 à une réunion au cours de laquelle Amellou (l’exécutant présumé) a reçu une forte somme d’argent en liquide du capitaine Rachid Hassani.

Un témoignage dont la teneur est confirmée par un autre dissident algérien, Hichem Aboud, lui aussi entendu par le magistrat.

Ancien chef de cabinet de la Sécurité militaire, Hichem Aboud avait révélé dans un entretien au Nouvel Observateur, le 14 juin 2001, comment Mecili avait été exécuté sur ordre de la présidence algérienne, en détaillant le rôle du capitaine Rachid Hassani, originaire de la même région que lui.

L’interview de Hichem Aboud au Nouvel Observateur.

Dans son livre "La mafia des généraux" (Jean-Claude Lattes, 2002) Hichem Aboud dévoilait la part d’ombre de dix ans de guerre civile, en citant les noms de nombreux militaires de haut-rang impliqués dans la "sale guerre" algérienne.

Le 7 décembre 2007 , contre l'avis du parquet, le juge Thouvenot lance un double mandat d’arrêt international contre Abdelmalek Amellou et le capitaine Hassani, pouvant également correspondre (comme c'est l'habitude dans les "services" algériens) à une autre identité : Mohammed Ziane "Hassani" ou "Hasseni".

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