L’inventeur de l’arme la plus célèbre – et sans doute la plus meurtrière – a été célébré à Moscou… avec un fusil allemand. Une statue qui a, depuis, été en partie découpée.

Sur la base de la nouvelle statue de Mikhail Kalashnikov à Moscou, les plans d'un fusil d'assaut... allemand.
Sur la base de la nouvelle statue de Mikhail Kalashnikov à Moscou, les plans d'un fusil d'assaut... allemand. © AFP / Mladen Antonov

Il aura fallu attendre presque quatre ans pour que soit honorée la mémoire du grand homme. L’inventeur d’un arme "capable de transformer un singe en combattant", disait Laurent-Désiré Kabila, le leader congolais, cité par Roberto Saviano (Gomorra). Depuis une semaine, Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov a sa statue à Moscou. Mais déjà, elle doit être égratignée.

Sur le bas-relief en bronze qui pare la statue à la gloire de l’ingénieur russe, on aurait pu s’attendre, à défaut d’un rameau d’olivier, à voir le plan du AK-47, le fusil d’assaut qui l’a rendu célèbre et dont l’armée russe s’est dotée dès 1947.

Le coupable : internet

Mais derrière le Mikhail Kalashnikov dévoilé en grande pompe mardi 19 septembre à l’angle des rues Sadovaïa-Karetnaïa et Dolgoroukovskaïa, on découvrait… un fusil d’assaut allemand de la Seconde Guerre mondiale, le Sturmgewehr 44 (StG 44), créé en 1942.

Une erreur, admettait dès vendredi le sculpteur Salavat Shcherbakov, qui signe cette œuvre. L’artiste précisait alors s’être fourvoyé dans ses recherches… sur internet.

Arme de destruction massive

Depuis vendredi soir, le StG 44 a laissé place à un trou. Avant d’être remplacé par le « bon » modèle, « la seule véritable arme de destruction massive », peut-on lire dans Lord of War, d’Andrew Niccol, dont on estime aujourd’hui que 100 millions d’unités sont en circulation dans le monde.

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