Koh-Lanta
Koh-Lanta © Maxppp

Gérald Babin, mort lors du tournage de la célèbre émission de télé-réalité, souffrait d'une pathologie du coeur, selon le parquet de Créteil. Reste à savoir si elle était détectable avant sa participation...

Le candidat de Koh-Lanta mort d'une crise cardiaque, lors du tournage de l'émission le 22 mars au Cambodge, a donc succombé à une défaillance cardiaque, due à une pathologie du coeur. C'est ce qu'a annoncé vendredi le parquet de Créteil (Val-de-Marne).

La famille de Gérald Babin a annoncé son intention de porter plainte contre la société de production de l'émission de télé-réalité, diffusée par TF1, à la suite de témoignages anonymes dénonçant des négligences.

Le jeune homme de 25 ans était décrit comme très sportif, mais il était donc malade avant l'émission.

Pourtant rien n'avait été détecté lors des tests. Explications de Sandy Dauphin.

Dix jours après la mort du candidat, c'est le médecin de l'émission, Thierry Costa, qui s'est suicidé au Cambodge, estimant dans une lettre que son nom avait "été injustement sali dans les médias".

La procureure de la République de Créteil, Nathalie Bécache, a annoncé que les examens médico-légaux n'avaient pas conduit à la découverte de traces d'anabolisants ou de "substance médicamenteuse toxique ou stupéfiante".

Les éléments plaident en faveur d'une "défaillance cardiaque sur cardiopathie dilatée", et d'une concentration de substances médicamenteuses à concentration thérapeutique, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Détectable ?

La cardiopathie dilatée est une pathologie du coeur où les cavités sont dilatées, à savoir trop grandes pour que le muscle cardiaque assure pleinement sa fonction de pompe. Pour la production, il était impossible de savoir que le candidat en souffrait avant le début de l'émission.

L'avocat de la société de production, Pierre-Olivier Sur, assure que toutes les précautions ont été prises.

Mais la pathologie du coeur dont souffrait Gérald Babin "aurait pu être détectée", dénonce aujourd'hui l'avocat de la famille du défunt, Me Jérémie Assous. "Au vu des épreuves extrêmement dangereuses, épuisantes, violentes et stressantes qu'impose la production à ses salariés, il est inadmissible qu'elle n'ait pas procédé aux tests que n'importe quel spécialiste préconise".

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